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Private Equity / Pasqal / Quantique / informatique / souveraineté / stratégie / Union européenne / France / Levée de fonds / Private equity

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La France peut compter sur Pasqal dans le quantique / L’Europe doit s’unir pour tirer son épingle du jeu

La start-up tricolore Pasqal a réalisé une levée de fonds record, en Europe, pour une jeune pousse spécialisée dans le quantique. La France voit son écosystème fleurir dans le secteur. Il représente un enjeu stratégique majeur, et les Vingt-Sept devront collaborer pour conserver leur souveraineté technologique face aux Etats-Unis et à la Chine.  
Georges-Olivier Reymond, président et co-fondateur de Pasqal (Mathias FILIPPINI/REA)
Georges-Olivier Reymond, président et co-fondateur de Pasqal (Mathias FILIPPINI/REA)

Cent millions d’euros en une levée de fonds. C’est un record en Europe pour une start-up exerçant dans le domaine du quantique. Le mérite revient à Pasqal, jeune pousse co-fondée par le Prix Nobel de physique 2022, Alain Aspect. À l’origine de son succès, le développement d’un ordinateur quantique aux atomes neutres, "qui offrira des avantages commerciaux pour le développement de cas d’usage industriels par rapport aux supercalculateurs classiques", explique l’entreprise. Grâce à cette levée de fonds, Pasqal table sur une première livraison d’ordinateur pour 2024.

Des acteurs publics ont d’ailleurs mis la main au portefeuille pour financer la start-up : le Conseil européen de l’innovation (ECI) et la Banque publique d’investissement (Bpifrance). Il s’agit, bien-sûr, de financer l’écosystème entrepreneurial tricolore. Mais l’investissement s’inscrit surtout dans une volonté française (et plus largement européenne) de se placer en pointe d’un secteur voué à devenir l’enjeu stratégique de demain.

 

Une course à trois

 

L’informatique quantique et sa capacité à effectuer des calculs impossibles à réaliser pour un ordinateur classique transformeront toutes les industries : automobile, aérospatiale, finance ou encore pharmaceutique. Et le secteur générera, d’ici à 2035, plus de 1000 milliards de dollars selon le cabinet McKinsey.

Dans la course pour en devenir la figure de proue : les États-Unis, l’Europe et la Chine. "L’union européenne (UE) fait partie des leaders en matière d’investissements publics et a adopté des plans solides, tels que le Quantum Flagship de la Commission européenne. Mais les Etats-Unis restent en tête pour ce qui est de l’obtention des brevets, de la création de start-up et des investissements, la Chine les talonnant", explique le Boston Consulting Group (BCG) dans une étude.

Les Vingt-Sept manqueraient d’interconnexion et d’un secteur privé avec trop peu de capacité d’expansion, ajoute le cabinet, précisant par ailleurs que le marché du personnel quantique européen se concentre trop sur les talents universitaires.

 

L’Hexagone, bon élève

 

"Ce n’est qu’en relevant ces défis que l’UE peut raisonnablement espérer réussir dans le secteur de l’informatique quantique. Sinon, l’avènement de l’informatique quantique pourrait sonner le glas de la compétitivité et de l’indépendance technologique de l’UE.", prévient le BCG.

La France fait en tout cas, au sein des Vingt-Sept, figure de bon élève : on y compte le plus grand nombre de jeunes pousses spécialisées dans le domaine (une cinquantaine) sur le continent, le fonds français spécialisé dans les technologies quantiques, Quantonation, est devenu le plus actif au monde et la loi Pacte a élargi les possibilités, pour les chercheurs, de se lancer dans l’entrepreneuriat.

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