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Pasqal s’allie avec IBM / La recherche d'applications dans la chimie et la science des matériaux au programme
Nouvel allié et non des moindres. La pépite française de l’informatique quantique, Pasqal, a annoncé jeudi avoir noué un partenariat avec le géant informatique américain IBM. Une association qui aura pour but de développer une nouvelle approche commune de supercalculateur quantique et de promouvoir la recherche d’applications dans les domaines de la chimie et de la science des matériaux, ont expliqué la start-up et le groupe dans un communiqué joint, alors que le calcul intensif quantique y montre un potentiel immédiat. Le tout devant permettre d’aller convaincre les acteurs de cette industrie d’adopter l’utilisation de l’informatique quantique pour exploiter des applications concrètes.
Dans le détail, les deux entreprises "entendent collaborer pour définir l’architecture des couches d’intégration logicielle d’un supercalculateur quantique orchestrant les flux de travail de calcul à travers de multiples modalités d’ordinateurs quantiques et de clusters de calcul classiques avancés. Les deux entreprises partagent la vision d’une approche commune de l’intégration basée sur des logiciels open source et l’implication de la communauté technique", ont-elles précisé. IBM et Pasqal prévoient par exemple également de parrainer ensemble un forum technique régional sur le calcul intensif en Allemagne, tout en étendant cet effort à d’autres zones géographiques qui n’ont pas été précisées pour l’instant.
"Nous nous réjouissons de combiner nos efforts pour atteindre un objectif très ambitieux : commencer à établir les meilleures pratiques commerciales pour un supercalculateur quantique", a appuyé le cofondateur et CEO de Pasqal, Georges-Olivier Reymond. Des pratiques commerciales qui commencent effectivement à se dessiner, alors que Pasqal annonçait il y a quelques semaines avoir signé un accord avec le géant pétrolier saoudien Aramco, afin d’installer, entretenir et exploiter le premier ordinateur quantique d’Arabie saoudite. Un contrat qui place Pasqal en avance sur l’adoption commerciale de la technologie dans le pays, alors même que son outil sera le plus puissant à être déployé pour les usages industriels. Son déploiement est prévu en 2025.
À l’inverse d’Aramco, qui est un des investisseurs de la deeptech, un partenariat capitalistique n’est pas à l’ordre du jour avec IBM. Le groupe américain avait en revanche annoncé, lors du sommet Choose France 2024, qu’il allait réaliser un investissement pluriannuel de 45 millions d’euros dans son laboratoire de recherche implanté sur le plateau de Saclay. L'enveloppe visera notamment à soutenir l’informatique quantique appliquée à la finance, l'intelligence artificielle ou encore la chimie.
Pour la start-up fondée en 2019 par plusieurs physiciens, dont le Prix Nobel de physique 2022, le professeur et docteur Alain Aspect, il s’agit donc d’une énième marque de confiance de la part de grands acteurs à son égard. D’autant que les partenariats entrepris par Pasqal font leurs preuves : celui avec Thales a récemment permis de franchir une étape charnière en résolvant un problème de planification satellite.
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