Banques / Perella Weinberg Partners / Cyrille Perard / stéphane richard / Philippe Capron / David Azéma / Orpea / CDC / Lactalis / Pasqal / Vallourec / Pierre & Vacances-Center Parcs / Veolia
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Perella Weinberg Partners / Cyrille Perard / stéphane richard / Philippe Capron / David Azéma / Orpea / CDC / Lactalis / Pasqal / Vallourec / Pierre & Vacances-Center Parcs / Veolia
Chez Perella Weinberg Partners, les associés savent de quoi ils parlent /
Une boutique bien pragmatique
Reconnue aux Etats-Unis malgré ses "seulement" dix-sept ans d’existence, Perella Weinberg Partners (PWP) n’est pas une banque d’affaires comme les autres. A sa création en 2006, ses fondateurs, tels que Joseph Perella et Peter Weinberg, tous deux venus de grosses structures comme Morgan Stanley pour le premier ou Goldman Sachs pour le second, ont immédiatement voulu en faire une "boutique" internationale consacrée au M&A.
"Dès le départ, PWP n’est pas une banque américaine : nous nous sommes installés au même moment à New York et à Londres. Parmi les huit premiers associés, quatre ont été basés à New-York, quatre autres à Londres, dont Bernard Gault (président-directeur général d’Elior en 2022, ndlr). Ce dernier avait vocation à couvrir, depuis le Royaume-Uni, un certain nombre d’opérations en Europe et notamment en France", explique à WanSquare Cyrille Perard, associé chez Perella Weinberg Partners, lui-même venu de chez Goldman Sachs pour ouvrir la franchise à Paris à l’automne 2018. "L’ouverture d’un bureau à Paris était finalement assez naturelle. Paris est un marché fantastique qui concentre une grande partie de nos clients. S’installer dans la capitale nous a permis de ne plus seulement déployer des forces depuis Londres pour intervenir uniquement sur quelques transactions particulières mais bien d’établir une franchise et de renforcer notre position d’acteur de place capable d’établir des relations durables avec nos clients ", précise-t-il.
Clients avant d’être banquiers
Ce qui l’a séduit chez PWP : le souhait des associés fondateurs de revenir aux fondamentaux du métier de la banque d’affaires. " Chez PWP et contrairement aux grandes banques américaines, les associés sont à la manœuvre sur les transactions. Dans la plupart des grandes banques, et de façon sans doute inhérente à leurs tailles, les banquiers les plus expérimentés consacrent la grande majorité de leur temps à du management et non plus à accompagner des clients. Notre structure se veut au contraire plus agile et plus collaborative. Tout le monde est au contact du client, l’enjeu étant que pour chacun d’entre eux, la meilleure équipe possible soit mobilisée pour un accompagnement efficace et optimal ", constate Cyrille Perard.
Une relation client placée au-dessus de tout qui explique sans doute le profil bien particulier des trois autres associés parisiens. Hormis Cyrille Perard, tous ont, en effet, une longue expérience de l’industrie et de la direction d’entreprises. " Nous avons été clients avant d’être banquiers ", rappelle à WanSquare David Azema, associé et responsable de la pratique conseil du cabinet. "Le choix d’avoir des associés qui ont occupé des fonctions de directions générale et financière dans de grandes sociétés est un véritable atout car ils connaissent sur le bout des doigts les problématiques de nos clients pour les avoir vécues eux-mêmes précédemment. Ils savent comment accompagner une entreprise en prenant en compte les tenants et aboutissants de ses structures, de son conseil d’administration à sa direction financière… et réagir à tout type d’événement. Cette expertise et ce pragmatisme sont extrêmement précieux pour offrir à nos clients le meilleur conseil, que vient compléter une véritable capacité d’exécution des deals ", souligne Cyrille Perard.
De l’autre côté du miroir
David Azema, par exemple, est un spécialiste du secteur des transports. Il fut, rappelons-le, président-directeur général (P.-D.G.) de Keolis, directeur général adjoint de la SNCF ou encore patron de Vinci Concessions. "Au cours de cette précédente vie professionnelle, j’ai été associé à des opérations d’envergure comme la restructuration de la dette sur secteur ferroviaire avec la création de Réseau ferré de France (RFF) en 1997. A l’époque, cette opération s’était faite sans banquier ni avocat. Par la suite j’ai également créé la direction des filiales et des participations de la SNCF qui s’est alors mise à réfléchir à la valorisation de ses actifs et à sa stratégie de portefeuille quand son approche était historiquement plus notariale", se souvient l’ancien commissaire à l’Agence des participations de l’Etat français (APE) qui aura eu aussi à gérer, au cours de sa carrière, la restructuration financière du projet de concession entre Londres et le tunnel sous la Manche juste avant de devenir P.-D.G. d’Eurostar. "Cette expérience donne un regard très différent de celui du banquier dit classique ", estime-t-il.
D’ailleurs, son passage chez Bank of America Merrill Lynch en tant que président Global Infrastructure et vice-président Corporate et Investment banking Europe l’a convaincu de rejoindre une banque de taille humaine et spécialisée telle que PWP. "Je suis passé de l’autre côté du miroir en 2014. A l’époque, je ne savais pas du tout comment fonctionnait une banque universelle et j’y ai découvert toute sa palette d’activités possibles parfois concurrentes. J’ai également pu constater une certaine lourdeur et une difficulté à arbitrer entre les objectifs. Nous pouvions par exemple préparer une opération de M & A pour un client qui se voyait dans le même temps réduire une ligne de crédit par une autre équipe de la banque, au risque de perdre ce client alors que nous avions passé des mois (pour rien) à travailler sur son dossier. Le revenu reposant, en M & A, sur la matérialisation des opérations et non sur le temps passé à les préparer, il est très frustrant de perdre un mandat pour des raisons internes et non suite à un combat perdu à la loyale face à un concurrent ", déplore David Azema.
Au chevet des dirigeants
Philippe Capron, ancien directeur général adjoint en charge des finances de Veolia, avait aussi reçu des offres de collaboration de la part d’autres banques. " En quittant Veolia, à 60 ans, je voulais faire de la banque d’affaires, mais pas dans un grand établissement classique où mon rôle aurait été essentiellement administratif. C’est pourquoi j’ai choisi PWP où mon expérience est mise directement au service des clients", confie l’associé à WanSquare. D’autant qu’au cours de sa carrière, lui aussi a eu à traiter de grandes opérations. " En tant que directeur financier d’Usinor en 2000, j’ai eu la chance de participer à la création d’Arcelor puis en 2006 de défendre le groupe contre l’offre publique d’achat (OPA) de Mittal. En tant que CFO de Vivendi, puis de Veolia, j’ai participé à de nombreuses autres grandes opérations de M & A au cours des douze années suivantes ", relate Philippe Capron. Un parcours marqué par le M & A et notamment chez Vivendi dont il fut le directeur financier entre 2007 et 2013 ou plus tôt chez Euler-SFAC, qu’il a présidé à partir de 1998.
Dernier associé arrivé, Stéphane Richard, - il fêtera à la fin du mois ses un an chez PWP – avoue lui-même découvrir encore le métier de banquier d’affaires. Il préfère toutefois le qualifier de "banquier conseil", ce qui reflète plus, selon lui, son action auprès des clients. "Ce métier est finalement assez mal connu et par certains aspects un peu étrange, en particulier par rapport à celui de dirigeant que j’ai exercé pendant plus de 20 ans. Être à la tête d’un grand groupe, même si on est entouré de nombreuses équipes et soutenu par un conseil d’administration, c’est bien souvent se retrouver dans une forme de solitude face à une décision, et aux doutes qui en général la précèdent. Dans ces moments le banquier conseil est l’une des rares personnes avec qui on peut avoir un vrai dialogue, pour peu que la confiance soit là ", fait remarquer l’ancien président-directeur général du groupe Orange à WanSquare. Chez Perella Weinberg Partners, il apporte bien sûr son expertise dans les télécoms mais aussi dans l’immobilier.
"Avoir fait un LBO il y a 20 ans, avec la création de Nexity, me donne également une proximité naturelle avec les équipes de managers qui sont aujourd’hui associées à des fonds d’investissement, très présents dans l’économie actuelle et interlocuteurs permanents des banques d’affaires. C’était à l’époque dans un secteur, l’immobilier, où j’ai conservé de nombreuses relations qui me sont très utiles aujourd’hui. Au-delà des télécoms bien sûr…", assure l’ancien patron de Veolia Transports. Ce qu’il apprécie lui aussi beaucoup chez PWP, c’est le sentiment d’appartenir à un collectif. "Nous avons un bureau à Paris mais il n’existe pas de limite géographique. Je peux tout à fait être impliqué dans une opération aux Etats-Unis par exemple ou à Londres, si ma présence sur un dossier a un intérêt particulier pour le client ", poursuit-il.
Pas de conflit d’intérêt
Et les occasions de travailler avec différents clients sont nombreuses. Outre le secteur de la santé et de la consommation (conseil de Bel, Lactalis…), Perella Weinberg Partners est en effet actif dans trois métiers : le conseil en fusions et acquisitions, "pour un panel de sociétés assez large allant des grandes entreprises cotées (Veolia, Altran, Pernod Ricard, PSA dans le cadre de la fusion avec Fiat, Eutelsat, AtoS, Crédit Agricole…) à des deals de tailles plus modestes telles que par exemple l’acquisition par Théa laboratoires d’un portefeuille de produits aux Etats-Unis. Nous couvrons également des fonds d’investissement (private equity et infrastructures) ", précise Cyrille Pérard. PWP accompagne par ailleurs les entreprises dans leur structuration de bilan. "Une équipe dédiée est basée à Londres. En France, nous avons récemment accompagné Orpea et travaillé sur des dossiers comme Vallourec, Pierre & Vacances Center Parcs, Europcar ou encore Casino ", poursuit l’associé.
Un accompagnement qui concerne en outre les entreprises en forte croissance dans leurs levées de capitaux. " Nous venons d’être conseil de la start-up Pasqal, spécialisée dans l’informatique quantique et qui vient de lever 100 millions d’euros. D’une façon générale, nous essayons d’accompagner les entreprises lors de leurs premiers tours de levée de capitaux pour ensuite continuer à travailler avec elles sur leurs enjeux de M&A ", ajoute Cyrille Perard. Au total, ce sont 25 collaborateurs qui consacrent à Paris leur énergie à l’ensemble des clients de PWP. "En restructuring, l’élément différenciant des boutiques est que nous ne sommes pas des financeurs. Nous sommes donc indépendants pour conseiller les créanciers et les entreprises et ne sommes pas affectés par un possible conflit d’intérêts ", se félicite David Azema.
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