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Entreprises / Actions / Egis / Caisse des dépots / CDC / Tikehau Capital / décarbonation / IRA / Inflation Reduction Act / Ukraine / guerre en Ukraine / Grand Paris / Jeux Olympiques / résultats annuels

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Egis / Caisse des dépots / CDC / Tikehau Capital / décarbonation / IRA / Inflation Reduction Act / Ukraine / guerre en Ukraine / Grand Paris / Jeux Olympiques / résultats annuels

Egis compte sur l’IRA pour accélérer sa croissance outre-Atlantique / Le Grand Paris et la reconstruction de l’Ukraine, priorités du groupe en Europe

Forte d’une année 2022 aux résultats spectaculaires et notamment du côté de son carnet de commandes, l’entreprise française d’ingénierie compte bien profiter des incitations aux industriels du gouvernement Biden pour devenir un acteur de la décarbonation aux Etats-Unis où elle ne réalise pour l’instant qu’un peu plus de 1 % de son chiffre d’affaires. Un cap sur l’Amérique qui ne se fera cependant pas au détriment de l’Europe où Egis aura aussi, cette année, à mener des chantiers historiques.
Laurent Germain, directeur général d'Egis (©Come SITTLER/REA)
Laurent Germain, directeur général d'Egis (©Come SITTLER/REA)

L’entreprise d’ingénierie française serait-elle à un tournant de son histoire ? L’année 2022 aura en tout cas été marquée par une accélération franche de sa croissance rentable. Son chiffre d’affaires s’est établi l’année dernière à 1,48 milliard d’euros, en progression de 16 % en croissance organique par rapport à 2021. "Ce résultat nous place parmi les tout meilleurs acteurs mondiaux. Et nous comptons aller encore plus loin en 2023. Nous visons en effet un chiffre d’affaires à 1,8 milliard d’euros cette année, ce qui représenterait une croissance de 65 % sur trois ans ", a annoncé Laurent Germain, directeur général d’Egis lors de la présentation des résultats.

Une anticipation certes ambitieuse mais largement atteignable car cette croissance ne s’est pas faite au détriment de la rentabilité. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) a progressé de 32 millions d’euros en un an à 176 millions. "C’est le résultat d’une forte politique d’acquisition. Nous avons racheté 25 sociétés depuis la mi-2020 (huit en 2022 en France, au Royaume-Uni au Moyen-Orient, en Colombie…), soit une entreprise par mois. Un choix qui s’est avéré très fructueux puisque ces sociétés représentaient à fin 2022 224 millions d’euros de notre chiffre d’affaires ", a expliqué le directeur général d’Egis dont, rappelons-le, Tikehau Capital détient 40 % du capital, la Caisse des Dépôts 34 %, le reste appartenant aux cadres partenaires et aux salariés.

Surtout, le carnet de commandes du groupe s’affiche à un niveau historique de 1,8 milliard d’euros, "représentant 18 mois de chiffres d’affaires", a précisé le directeur général. Une performance principalement due à la prise de commandes ingénierie, à 1,5 milliard d’euros, soit +35 % de croissance sur un an grâce à des contrats conclus avec la Société du Grand Paris, ou encore en Arabie saoudite "L’avenir de l’entreprise est assuré ", a fièrement annoncé Laurent Germain.

Dans ce contexte, l’entreprise française très internationale, - elle réalise 65 % de son activité en dehors des frontières de l’Hexagone -, attend beaucoup de 2023. " Nous ciblons désormais en priorité des acquisitions aux Etats-Unis et au Canada et notamment concernant des activités qui contribuent directement à la transition énergétique ", a indiqué Laurent Germain. Un objectif rendu possible à double titre. D’abord, Egis n’est pas endetté. L’entreprise dispose d’un solide bilan financier de 0,6 fois son Ebitda en 2022.

Par ailleurs, le plan climat Biden, l’Inflation Reduction Act (IRA, 400 milliards de dollars sur 10 ans, offrant des subventions aux industriels qui produisent sur le sol américain sous forme de crédits d’impôt, d’aides pour les entreprises vertes… ), pourrait bien renforcer l’attractivité des Etats-Unis pour Egis. "Les Etats-Unis ne représentent que 1,2 % de notre chiffre d’affaires, notre marge de progression est donc énorme. Or, l’IRA est fait pour soutenir la décarbonation ce qui incite Egis à investir le volet américain", a souligné Laurent Germain.

L’Europe (22 % du chiffre d’affaires 2022) ne sera pas délaissée pour autant. Bien au contraire puisque le groupe a été choisi, en décembre dernier, par le gouvernement ukrainien pour reconstruire les zones urbaines endommagées par l’invasion russe dans la région Tchernihiv. "Egis est déjà le premier ingénieriste mondial en Ukraine", a rappelé le directeur général.

En France, le groupe sera aussi à la manœuvre pour la construction des six futurs EPR d’EDF dont il a gagné trois des quatre lots de génie civil. "C’est une responsabilité forte et un challenge à relever en termes de délais", a déclaré le directeur général. Tout comme la construction de la ligne 16 et 17 du Grand Paris Express, " le plus gros projet d’infrastructure d’Europe ", a-t-il souligné.

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