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Stellantis / lithium / Batteries électriques / Investissements / Inflation Reduction Act / Dare Forward 2030 / Carlos Tavares
Cent millions de dollars investis par Stellantis pour le lithium américain / De quoi bénéficier de l'IRA tout en restant fidèle à sa stratégie
L’Inflation Reduction Act (IRA), vaste plan américain de subventions de 400 milliards de dollars lancé par le gouvernement Biden il y a un an, va profiter à Stellantis. Le constructeur automobile a en effet annoncé jeudi avoir investi plus de 100 millions de dollars pour développer le projet du site de production de lithium Hell’s Kitchen de Controlled Thermal Resources (CTR).
Le but : soutenir "le plus grand projet de lithium géothermique au monde", a précisé le groupe franco-italo-américain à l’occasion de l’annonce. Et aussi, au travers d’une extension d’un contrat d’approvisionnement signé en juin 2022, acquérir à partir de 2027 et pour une décennie 65 000 tonnes d’hydroxyde de lithium monohydraté (LHM) par année. L’accord initialement conclu avec CTR prévoyait, lui, la fourniture de 25 000 tonnes de LHM annuelles.
Une prime à la clé
De quoi ainsi, pour la société dirigée par Carlos Tavares, rendre ses véhicules électriques éligibles aux primes à la consommation de l’IRA. En effet, cette loi souhaitant relancer et décarboner l’économie des Etats-Unis prévoit que les batteries électriques ne seront éligibles à une prime de 3 750 dollars seulement dans le cas où elles contiendraient 40 % de minerais extraits sur le sol américain. Et à partir de 2027, date à laquelle Stellantis commencera donc à s’approvisionner au travers du site Hell’s Kitchen, la proportion devrait atteindre 80 %.
Dans le détail, le projet de CTR en Californie concerne le lithium dit "écologique". Pour ce faire, de la saumure géothermale sera utilisée afin de le produire. Cela se réalisera grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables et de vapeur, dans un processus intégré en boucle fermée. Ce mécanisme "évite ainsi de devoir recourir à des bassins de saumure, de mines à ciel ouvert ou des combustibles fossiles", a expliqué le constructeur aux quatorze marques.
Pas à pas
Surtout, ce nouvel investissement permet à Stellantis de garder le cap sur ses objectifs à horizon 2030. Le plan stratégique de la société, "Dare Forward 2030" prévoit que 100 % des mix de ventes en Europe et 50 % aux Etats-Unis, seront composés de véhicules électriques à cette échéance. Alors le groupe né de la fusion Fiat-PSA n’hésite pas à s’en donner les moyens de les produire. Sécurisation de son approvisionnement en semi-conducteurs, inauguration de la première "gigafactory" de batteries en France avec TotalEnergies et Mercedes et désormais ce nouvel investissement aux Etats-Unis : Stellantis investit dans le domaine des véhicules électriques à un rythme soutenu.
Et la demande suit. Au titre du premier semestre de 2023, le groupe a fait état d’une appréciation de 24 % de ses ventes de véhicules électriques sur un an et a aussi raflé la troisième place de constructeur de véhicules électriques en Europe. "Pour atteindre ses objectifs, le groupe sécurise une capacité de batteries d’environ 400 GWh, soutenu par six usines de production de batteries en Amérique du Nord et en Europe. Stellantis est en bonne voie pour devenir une entreprise neutre en carbone d’ici 2038, tous champs d’application confondus, avec un pourcentage de compensation des émissions résiduelles à un seul chiffre", a par ailleurs assuré la société en annonçant son dernier investissement.
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