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Levées de fonds / tech / deeptech / Intelligence artificielle / Quantique / levées de fonds / europe / France / Pasqal / Ledger / Bpifrance

Levées de fonds
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Les grosses levées de fonds en berne pour la Tech française / Belles percées de l’intelligence artificielle et du quantique

Si depuis le début de l’année, les entreprises de la Tech européennes et françaises peinent à boucler de grands tours de table, pâtissant ainsi notamment de l’attentisme des investisseurs américains, les jeunes pousses tricolores, boostées par l’effet ChatGPT, se montrent toujours attractives. Une bonne nouvelle qui devrait sans doute perdurer avec le lancement du fonds de fonds de la Banque européenne d’investissement, « European Tech Champions Initiative ».  
Georges-Olivier Reymond, fondateur et directeur général de Pasqal (©Mathias FILIPPINI/REA)
Georges-Olivier Reymond, fondateur et directeur général de Pasqal (©Mathias FILIPPINI/REA)

L’attentisme est toujours de rigueur chez les investisseurs. Le contexte politique et macro-économique complexe continue en effet de perturber les financements de la Tech en Europe, selon la nouvelle édition du baromètre des levées de fonds publié par In Extenso Innovation Croissance et l’ESSEC Business School.

Au premier trimestre, 11,2 milliards d’euros ont été levés sur le Vieux continent, soit une baisse de 48 % sur un an, à travers 1 771 opérations (-25 %) et un ticket moyen en très nette diminution de 6,3 millions d’euros (-62 %). "Les montants levés restent à un niveau comparable au premier trimestre 2021 ", tentent de tempérer les auteurs du baromètre. "Sur le "late stage", les investisseurs américains, qui avaient permis de nombreuses méga levées, se sont largement retirés du marché européen. Cela signifie que l’Europe doit désormais compter sur ses propres moyens pour faire émerger des leaders mondiaux. Le fonds de fonds "European Tech Champions Initiative" lancé par la Banque européenne d'investissement et plusieurs pays européens et destiné à faire émerger des fonds "growth" de plus d’1 Md€ arrive à point nommé pour combler ce vide.", explique Nicolas Landrin, directeur exécutif de l’ESSEC Business School.

 

Deux mégas tours de table en France

 

De fait, cette frilosité se constate en France : sur les trois premiers mois de l’année, 2,2 milliards d’euros ont été levés (-57 % en un an) pour 274 opérations (-17 %) et un ticket moyen de 8 millions d’euros (-63 %). Malgré cette baisse, l’Hexagone réussit cependant à faire mieux que l’Allemagne qui a levé 1,6 milliard d’euros sur la même période (-31 % par rapport au premier trimestre 2022). Seul le Royaume-Uni dépasse la France avec 3,1 milliards d’euros levés. Il s’agit toutefois pour les entreprises britanniques d’une diminution de plus de 50 % en un an.

Dans le détail, en France, les méga tours de table (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) sont en net repli (-53 %). Seules trois entreprises ont bouclé des opérations à plus de 100 millions d’euros : Amolyt, biotech soutenue par Sofinnova qui a vu entrer le fonds américain Tekla Capital et canadien CTI Life Sciences à son capital (130 millions d’euros) ; la société spécialisée dans le quantique, Pasqal (100 millions d’euros) grâce aux soutiens notamment de Bpifrance et du fonds singapourien Temasek ; et Ledger, dans les cryptomonnaies (100 millions d’euros). Par ailleurs, deux sociétés ont levé plus de 50 millions d’euros. Il s’agit d’Exotrail, deeptech développant des moteurs à destination du spatial (54 millions d’euros), là aussi grâce au soutien de Bpifrance, Eurazeo et de CELDA (Caisse d’Epargne) ; et de la biotech Alira Health (58 millions de dollars).

Note positive toutefois, les financements d’amorçage ("early stage", levée de fonds inférieure à un million d’euros) ont progressé de 18 % dans l’Hexagone, " reflétant ainsi l’attrait des jeunes pousses françaises ", souligne le baromètre.

 

Un effet ChatGPT

 

Côté tendances, si le secteur de l’énergie est devenu le plus attractif en Europe en captant près de 20 % des montants levés au premier trimestre (2,1 milliards d’euros) et en France (420 millions d’euros), l’intelligence artificielle (IA) et le quantique ont aussi réussi à tirer leur épingle du jeu avec une progression respective de +350 % et +245 %. "En France, nous notons que plusieurs secteurs historiques sont frappés par une diminution drastique des montants alloués, à l’instar de la FinTech et du software (-83 % et -86 % par rapport au T1 2022). L’IA, en particulier dite générative, profite de l’appel d’air généré par Open AI avec son chatbot ChatGPT. Sur le 1er trimestre, les levées de fonds en France concernant des projets d’IA représentent près de 250 millions d’euros pour 21 opérations ", observe le baromètre.

De même, à l’instar de Pasqal et de Ledger, la Deeptech ne semble pas atteinte non plus par la tendance baissière des levées de fonds, capitalisant dans l’Hexagone près de 700 millions d’euros, soit près de 30 % des montants totaux levés.

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