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TPE-PME ; Bpifrance ; Conjoncture ; Perspectives ; Sondage ; Activité ; Emploi ; Investissement

Macro-économie / Taux / TPE-PME / Bpifrance / Conjoncture / activité

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TPE-PME / Bpifrance / Conjoncture / activité

Ralentissement de l’activité en vue pour les TPE-PME

Dans un contexte de tensions croissantes sur les approvisionnements et sur fond de guerre en Ukraine, Bpifrance présente la 75ème enquête de conjoncture auprès des PME, une étude sur la situation des TPE-PME à mi-2022 et leurs perspectives à horizon 2023. 
Malgré des difficultés de recrutement, les indicateurs d’emploi restent toutefois bien orientés pour les TPE-PME / Marta NASCIMENTO / REA
Malgré des difficultés de recrutement, les indicateurs d’emploi restent toutefois bien orientés pour les TPE-PME / Marta NASCIMENTO / REA

Après un net rebond en 2021, l’activité des TPE-PME ralentirait cette année, dans un contexte où les tensions sur les approvisionnements s’accentuent, alimentées par le conflit en Ukraine et la reprise de l’épidémie en Chine : 74 % des TPE-PME y seraient confrontées. Celles-ci se matérialisent surtout par la hausse du prix des intrants et l’allongement des délais de livraison mais aussi par la hausse des coûts de transports. Dans ce contexte, et malgré les difficultés de recrutement, les indicateurs d’emploi restent toutefois bien orientés.

La hausse des coûts de production pèse sur la situation financière des TPE-PME, qui s’est dégradée et devrait continuer de se détériorer au cours des prochains mois, partant toutefois d’un niveau très favorable fin 2021. Afin d’amortir l’impact des difficultés d’approvisionnements sur leur situation financière, les TPE-PME sont 73 % à prévoir une hausse de leur prix de vente cette année et sont également plus nombreuses à envisager de rogner sur leurs marges d’exploitation (45 %). La hausse des prix ne compenserait donc que partiellement celle des coûts. Afin d’amortir le choc, les entreprises puisent davantage dans leur Prêt garanti par l’État (PGE) et 76 % d’entre elles envisagent d’amortir leur prêt sur plusieurs années.

Malgré des conditions d’accès aux financements jugées encore favorables, la dynamique de l’investissement se tasserait en 2022. Ainsi, 45 % des TPE-PME déclarent avoir investi ou prévoient de le faire en 2022, proportion quasi stable sur un an mais nettement inférieure à son niveau de fin 2019 (51 %). À plus long terme, la transition écologique et énergétique (TEE) soutiendrait l’investissement, mais de manière plus prononcée chez les PME (61 %) que chez les TPE (44 %).

Les TPE-PME de la construction et du commerce sont les principales concernées par le ralentissement de l’activité et la dégradation de la situation de trésorerie. Celles du tourisme, qui bénéficient encore d’un effet de rattrapage post-Covid et d’une moindre exposition aux difficultés d’approvisionnement, sont en revanche plus optimistes.

Pour 2023, les difficultés d’approvisionnement et l’absence de visibilité quant à l’horizon de leur résorption pèsent sur la confiance des dirigeants. L’indicateur relatif aux perspectives d’activité recule nettement sur un an et se retrouve sous sa moyenne historique. Celui sur l’emploi fléchit également mais reste nettement au-dessus de sa moyenne de long terme.

"Les résultats de ce baromètre sont contrastés. Les services et l’industrie conservent une bonne dynamique dans le prolongement d’une année 2021 de forte reprise, et ce malgré des tensions sur les approvisionnements qui atteignent un sommet et qu’il faut répercuter sur les prix de vente ou sur les marges. L’activité accélérerait dans le tourisme, après une année 2021 encore rythmée par les vagues épidémiques. Le commerce et la construction sont plus à la peine et donnent des premiers signes de faiblesse. Dans l’ensemble, les chefs d’entreprises maintiennent de bonnes perspectives d’activité pour 2022, avant une année 2023 qui s’annonce plus difficile", résume Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance.

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