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France : les difficultés de recrutement pèsent sur 30 % des TPE-PME
Voilà un important aléa baissier sur la croissance économique de la France. Les difficultés de recrutement affecteraient déjà l’activité de trois TPE-PME sur dix, selon l’étude trimestrielle menée par Bpifrance et Rexecode.
Dans le détail, trois quarts (73 %) des PME / TPE sondées ont souhaité́ recruter au cours des 12 derniers mois. Parmi elles, 79 % ont été confrontées à des difficultés dans leur démarche. Et ces dernières affectent présentement le développement de l’activité́ de 51 % d’entre elles et 38 % ont des craintes quant à̀ leur impact à̀ venir : l’activité d’une TPE-PME sur deux est donc déjà pénalisée ou pourrait donc l’être dans le futur. Au-delà de ce constat, cette étude conduite entre le 18 et le 29 octobre auprès de 2 083 TPE-PME s'efforce de dresser une radiographie de ces difficultés de recrutement.
Ainsi, l’on apprend qu’elles concernent en grande partie des postes associés à un faible niveau de formation initiale. "Ce résultat peut néanmoins être nuancé par le fait qu’il y a probablement plus de postes ouverts nécessitant un faible niveau de formation initiale. Un peu plus d’1/3 des postes à pourvoir sont vacants depuis plus de 6 mois, dont 12 % depuis plus d’un an", explique l’enquête.
Concrètement, les difficultés de recrutement concernent principalement les postes nécessitant un diplôme de niveau CAP, BEP ou brevet des collèges (pour 44 % des dirigeants ayant des difficultés à recruter) et les postes ne requérant aucun diplôme (pour 42 % d’entre eux). À l’inverse, les difficultés à recruter sur des postes de niveau Bac +5 et supérieur à Bac +5 atteignent respectivement 11 % et 5 %.
Par ailleurs, les raisons principales de ces difficultés sont l’absence de candidat (citée par 70 % des dirigeants de TPE/PME confrontées à des difficultés de recrutement), l’inadéquation des candidats avec le poste (manque de qualification, d’expérience ou faible adaptabilité perçue à l’entreprise notamment) et le salaire demandé (21 %).
Quelles réponses les entreprises apportent-elles ? Elles modifient leur organisation (55 % d’entre elles) ou augmentent les salaires proposés (26 %). Néanmoins, 34 % d’entre elles seraient amenées à restreindre leur activité. Elles ne sont que très peu à prendre la décision d’investir dans l’automatisation des tâches (8 %).
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