WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Bpifrance Le Lab / Rexecode / TPE-PME / dirigeants d'entreprise / perspectives / Trésorerie / difficultés de recrutement / Investissements

Entreprises / Actions
Bpifrance Le Lab / Rexecode / TPE-PME / dirigeants d'entreprise / perspectives / Trésorerie / difficultés de recrutement / Investissements

Le recrutement toujours en ligne de mire des dirigeants de TPE et PME / La trésorerie future inquiète davantage alors que l'accès au crédit se resserre

Pour les patrons de très petites, petites et moyennes entreprises françaises, la peine à recruter représente toujours le premier frein à la croissance de leurs entreprises. Et alors que des perspectives de croissance moins dynamiques se dessinent bel et bien pour le reste de l’année, une moindre demande pourrait aussi venir brider leurs activités. Si l’opinion des dirigeants quant à l’évolution de leur trésorerie sur les trois derniers mois s’apprécie légèrement, il n’en sera sûrement pas de même à l’avenir.
Bpifrance (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)
Bpifrance (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)

Comment se portent les dirigeants des PME et TPE françaises en cette fin de troisième trimestre 2023 ? À l’occasion de la publication du baromètre périodique de Bpifrance Le Lab et de Rexecode au sujet de leur perception sur la trésorerie, les investissements et la croissance des PME et TPE tricolores, il apparaît que ces dernières peinent, toujours et encore, à s’attacher les services de nouveaux effectifs.

Comme l’année passée, les difficultés de recrutement ont été pointées comme le premier des freins à la croissance par les dirigeants de TPE et PME françaises, rapporte le baromètre trimestriel mené par Bpifrance Le Lab et Rexecode et publié ce lundi.

À 54 %, la proportion s’affiche, certes, en recul de deux points par rapport au trimestre précédent. Mais à fin septembre 2023, elle reste toujours supérieure à la moyenne de 2019. Une difficulté que les dirigeants commencent donc à porter comme un fardeau depuis quelque temps et à laquelle sont venues se greffer des perspectives de demande dégradées. En effet, 41 % des patrons de PME et TPE les citent désormais comme l’un des principaux freins à leur activité, dépassant par ailleurs les effets de l’inflation sur des coûts ou des prix trop élevés. Ce qui représente une hausse de six points en trois mois. De fait, alors que les hypothèses d’une croissance française et européenne peu dynamiques sur la fin de l’année et pour le prochain exercice se confirment, la dégradation des perspectives d’activité est même citée comme le principal risque pour l’entreprise (à 40 %).

 

Moins de difficultés à l’instant t

 

Ce qui la place bien loin devant le manque de compétences (18 % des votes), la hausse des coûts (13 % des suffrages) ou encore des difficultés extrêmes de trésorerie (8 % des réponses).

Concernant ce point, bien que toujours négatif, le solde d’opinion des dirigeants quant à leur trésorerie sur les trois derniers mois s’est apprécié de trois points. Malgré une légère amélioration, 30 % des sondés indiquent une dégradation de la situation sur la période, tandis que seuls 13 % des interrogés ont souligné une amélioration.

Et sur la trésorerie future, l’enthousiasme semble être moins présent : le solde d’opinion relatif à celle-ci a perdu deux points sur le trimestre. Il reste toutefois supérieur à son niveau de début de d’année… mais demeure nettement sous sa moyenne de long terme, tandis que la proportion d’optimistes se réduit. Les dirigeants de PME et TPE ayant estimé que leur trésorerie s’améliorerait à l’avenir ont reculé de deux points.

 

Un retour à la situation d’avant-Covid ?

 

En cause, sûrement, le prix du Brent qui remonte, souligne l’étude de Bpifrance Le Lab et Rexecode : "les dirigeants de PME et TPE apparaissent un peu plus pessimistes qu’en avril sur l’évolution à venir de leur trésorerie". Et si celle-ci reste pour l’instant à un niveau relativement confortable, les dirigeants ont toutefois fait part d’un accès plus difficile au crédit de trésorerie sur la période.

S'agissant ainsi de financer leur exploitation courante, le niveau des entreprises ayant fait appel à un organisme de crédit reste toujours inférieur à sa moyenne d’avant-pandémie : 60 % d’entre elles ont déclaré avoir fait appel à ce type de solutions. Mais parmi celles-ci 21 % ont indiqué avoir rencontré des difficultés d’accès au financement courant. Soit une proportion en hausse de quatre points sur le trimestre, la rendant légèrement supérieure à sa moyenne d’avant-Covid (qui s’affiche, sur la période courant du premier trimestre de 2017 au quatrième trimestre de 2019, à 20 %).

Pour autant, les dirigeants prévoient encore d’investir. Au troisième trimestre 2023, 57 % des dirigeants de PME et TPE comptaient ainsi investir - ou l’ont déjà fait depuis le début de l’année. Le tout aura notamment été porté le renouvellement et la modernisation des équipements et des installations (à 74 %). Le motif environnemental a, quant à lui, réalisé une nouvelle progression. En effet, 44 % des chefs d’entreprise le citent comme une motivation d’investissement : "soit une proportion en hausse de quatre points ce trimestre, ce qui est dès lors largement au-dessus de sa moyenne observée avant la pandémie (25 % de 2017 à 2019)", rappelle le baromètre de Bpifrance Le Lab et Rexecode.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article