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Incertains quant à 2024, les patrons français ne feront sûrement pas de l’IA leur priorité / Les risques financiers et économiques font bien de l'ombre au numérique

Alors que les patrons français sondés par le dernier baromètre d’Eurogroup Consulting abordent l’année 2024 avec scepticisme, en raison notamment de risques économiques et financiers bien identifiés, il semble que les douze mois à venir ne seront pas placés sous le signe de l’intelligence artificielle. La technologie peine encore à prouver son intérêt en matière de compétitivité. Et plus particulièrement du côté des petites et moyennes entreprises.
Incertains quant à 2024, les patrons français ne feront sûrement pas de l'IA leur priorité (Photo by Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Incertains quant à 2024, les patrons français ne feront sûrement pas de l'IA leur priorité (Photo by Eric Beracassat / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Ce début d’année 2024 ne s’accompagne malheureusement pas d’un enthousiasme certain de la part des dirigeants d’entreprises françaises… mais plutôt de celui d’un sentiment d’incertitude notable. Les plus de 500 patrons interrogés par la dernière édition du baromètre d’Eurogroup Consulting, réalisé avec la Chambre de commerce et d’industrie, en témoignent : 35 % d’entre eux déclarent aborder 2024 dans un état d’esprit incertain, tandis que près de 15 % du panel affiche clairement son pessimisme. Une vision terne de l’année à venir qui dépasse, en proportion, celle des optimistes.

Il faut dire que leurs prévisions quant aux principaux indicateurs des entreprises qu’ils dirigent ne sont pas au beau fixe. Entre l’activité, la rentabilité, l’investissement ou les effectifs, leur moyenne a atteint un plus bas depuis le lancement de cette étude par le cabinet de conseil en 2012. La dégradation des prévisions pour ces indicateurs avait été particulièrement marquée l’année passée, à hauteur de 19 %. Mais, à nouveau, l’édition 2024 les voit reculer, cette fois d’environ 3 %.

 

L’IA n’a pas fait sa place

 

Et qui dit nouvelle année, dit aussi nouveaux sujets. Pour la première fois, les patrons de grandes entreprises, d’ETI et de PME françaises ont été sondés sur l’intelligence artificielle (IA). Une thématique qui peine encore à percer dans leurs esprits : "Les entreprises perçoivent encore relativement peu les impacts et opportunités de l’IA sur leur activité", pointe en effet le rapport d’Eurogroup Consulting.

D’une part, les gains de compétitivité que pourrait leur apporter cette technologie sont loin de faire consensus. Si 58 % des dirigeants d’ETI et de grandes entreprises estiment que l’IA sera un levier de compétitivité, la statistique dépasse de peu les 20 % du côté des PME. D’autre part, ces petites et moyennes structures ne se sentent que peu (ou pas) concernées par le sujet, comme l’indiquent 61 % d’entre elles. Point de convergence, toutes tailles d’entreprises confondues : celui de l’impact que pourrait avoir l’IA sur l’emploi. Mais l’inquiétude reste sur ce point mesurée, avec 16 % des dirigeants considérant que la technologie est perçue comme une menace par leurs salariés.

De manière plus générale, les sujets numériques ne figurent pas sur la liste de leurs priorités. De fait, la transition numérique (qu’il s’agisse donc de l’IA, mais aussi des thématiques relatives aux données, aux technologies de l’information, etc.) se hisse tant bien que mal en avant-dernière position des principaux défis qui seront à relever en 2024. Elle récolte seulement 9 % des suffrages, juste devant l’internationalisation dont le score s’élève à 7 % et derrière les transitions écologique et énergétique (à 14 %).

 

La primauté de la rentabilité

 

La priorité semble claire. L’année 2024 sera l’occasion de se concentrer sur la rentabilité. La maîtrise des coûts et le maintien des marges seront, à 45 %, le premier des challenges à relever en 2024. Un sentiment logique, en ce qu’il reflète les risques dont les dirigeants se préoccupent principalement : 70 % d’entre eux sont économiques et financiers, au sein desquels l’on retrouve pêle-mêle l’inflation, la dette, le risque de défaut, les prêts garantis par l’État (PGE), les taux d’intérêt ou encore les coûts de l’énergie.

Et à nouveau, la thématique numérique - et plus particulièrement les cyber-risques - n’apparaît pas comme la première des préoccupations des dirigeants. La sécurité des systèmes et des données a été choisie parmi les deux risques principaux identifiés pour 2024 à hauteur, seulement, de 5 %. "Les risques cyber arrivent en dernière position, alors qu’ils étaient placés au second rang en 2022 : de fait, l’urgence et l’ampleur des risques économiques et financiers prédominent", remarque ainsi le baromètre d’Eurogroup Consulting.

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