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La crise n’entache pas la confiance dans le secteur bancaire

Professions financières / Banques / confiance / FDGR

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Banques / confiance / FDGR

La crise n’entache pas la confiance dans le secteur bancaire

Selon une étude de l’institut Harris Interactive réalisée fin mai 2020 pour le FGDR, 64 % des Français déclarent avoir confiance dans le système bancaire.
Crédit Agricole - BNP Paribas - banques françaises
Crédit Agricole - BNP Paribas - banques françaises

La monnaie et le système bancaire tiennent sur la confiance que les agents économiques leurs donnent. Et la pire chose qu’une crise peut provoquer, c’est justement une hausse de la méfiance. Or, on peut au moins se rassurer de ce côté-là. Selon une étude de l’institut Harris Interactive réalisée fin mai 2020 pour le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR), 64 % des Français déclarent avoir confiance dans le système bancaire. Ce chiffre est même en hausse de 5 points par rapport à l’année dernière, malgré le contexte économique lourd d’incertitudes. Ce sont même 68% des 2152 personnes âgées de 18 ans et plus composant l’étude qui "se disent confiants lorsqu’ils confient leur argent à une banque ". 

Plus surprenant, de plus en plus de Français connaissent le FDGR. L’organisme, chargé de protéger et d’indemniser les clients en cas de défaillance de leur établissement bancaire ou financier, est né en 1999. Il joue un rôle central dans le bon fonctionnement du système puisqu’il gère la garantie des dépôts, la garantie des titres et la garantie des cautions. Ainsi, 49% déclarent connaitre le FDGR en 2020. Mais, plus globalement, 53 % des Français connaissent la garantie des dépôts. C’est trois points de plus qu’en 2019, et même neuf points de plus qu’en 2016. 

Pour Thierry Dissaux, président du directoire du FGDR, "nous avons beaucoup changé depuis la création en 1999. Nous avons développé des outils plus puissants pour pouvoir intervenir dans les crises et indemniser les clients du secteur bancaire. Nous avons aussi développé une mission particulière en matière de communication." Et ce rôle de communication est essentiel, puisque 80% des Français qui connaissent l’organisme le qualifient de rassurant et 79% d’expert.

Pour autant, de ce côté-là, des efforts restent encore à faire. Car ce sont tout juste 23% des Français qui sont en mesure de donner le montant maximal d’indemnisation (100 000 euros par client et par banque), soit une diminution de 2 points par rapport à l’année passée. Pire, seuls 8% connaissent, par exemple, le délai d’indemnisation de 7 jours ouvrables en cas de faillite bancaire. 

Sylvie Godron-Derozières, directrice de la communication, insiste sur ce point : "les assureurs de dépôts ont besoin d’être connus par le grand public. La connaissance contribue à la confiance envers les établissements bancaires mais aussi l’ensemble du secteur, qui peut nous aider s’il y avait des mouvements d’humeur ". Mouvements d’humeurs qui ne paraissent pas si hypothétiques par les temps qui courent…

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