Macro-économie / Taux / Banque de France / croissance / France / Inflation / difficultés de recrutement
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L’économie française au bord de la stagnation / Les deux enseignements tirés par la Banque de France en ce début d'automne
L’activité économique française ne devrait pas reculer cet automne. C’est l’une des analyses faites par les économistes de la Banque de France. D’après ces derniers, le Produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter entre 0,1 % et 0,2 % au cours du quatrième trimestre. Pour mémoire, la croissance trimestrielle s’était élevée à 0,1 % cet été. "Cela est cohérent avec nos prévisions de croissance pour 2023 à 0,9 % ainsi que pour celles de 2024", a déclaré Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France, à l’occasion d’une conférence de presse. Rappelons que le gouvernement prévoit une croissance de 1 % pour 2023, ce qui impliquerait une croissance du PIB d’au moins 0,3 % lors du dernier trimestre.
"Une activité qui continue de progresser", même si à un rythme faible, est l’un des deux enseignements que tire la Banque de France, à l’issue, entre autres, de son enquête menée auprès d’environ 8 500 entreprises ou établissements entre le 27 octobre et le 6 novembre. L’autre constat que fait la Banque centrale est celui d’une "tendance à la normalisation des comportements de prix", a indiqué Olivier Garnier.
C’est ainsi que "6 % des industriels déclarent avoir augmenté leurs prix de vente ce mois-ci, à comparer à 23 % en octobre 2022. Par ailleurs, 6 % des industriels déclarent avoir baissé leurs prix de vente en octobre – à comparer à 3 % en octobre 2022 – en lien avec la détente des prix des matières premières", rapporte l’enquête. Dans le détail, "les baisses de prix de produits finis sont les plus répandues dans le bois-papier-imprimerie (20 % des industriels ont passé des baisses de prix), l’agroalimentaire et la métallurgie (11 %) ; dans tous ces secteurs, les proportions d’entreprises ayant baissé leurs prix sont plus élevées que pour celles ayant relevé leurs prix.".
En outre, au sein des services, la proportion d’entreprises indiquant une hausse de leur prix augmente légèrement et s’établit à 11 %, mais elle est très en-dessous de son niveau de 20 % d’il y a douze mois. "Les hausses de prix sont les plus répandues dans le conseil de gestion et les activités de nettoyage", lit-on dans l’enquête.
Par ailleurs, toujours sur le front de l’inflation, de bonnes nouvelles proviennent des difficultés de recrutement : elles ont diminué de 5 points de pourcentage en octobre, il y a désormais 44 % de l’ensemble des entreprises qui sont affectées. Elles étaient jusqu’à 59 % lors du pic de juin 2022. La Banque de France le rapproche d’un contexte où "l’emploi privé a commencé à se tasser au troisième trimestre". Sur un plan plus rassurant, "cela conforte notre diagnostic selon lequel il n’y a pas d’emballement de la boucle prix-salaires", a fait savoir Olivier Garnier. De moindres difficultés de recrutement pèsent à la baisse sur le pouvoir de négociation des salariés et donc sur la croissance des salaires nominaux, qui devrait avoir passé son sommet.
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