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France : l’étau autour de l’offre se desserre / Les contraintes conjoncturelles en tout genre diminuent

Les difficultés de recrutement, d’approvisionnement et énergétique se font moins sévères qu’auparavant, d’après la Banque de France, qui constate une transformation du type de problématiques auxquelles sont confrontées les entreprises.
Olivier Garnier,  directeur general des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France - Eric TSCHAEN/REA
Olivier Garnier, directeur general des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France - Eric TSCHAEN/REA

Les difficultés auxquelles fait face l’activité économique hexagonale semblent changer de nature. C’est le constat que tirent les économistes de la Banque de France dans le dernier point de conjoncture de l’institut d’émission venant de paraître. "L’on assiste à un basculement des problématiques de type ‘offre’à des problématiques de type ‘demande’, a expliqué Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France, à l’occasion d’une conférence de presse.

 

Offre partiellement libérée

 

Du côté de l’offre, ce sont trois types de difficultés qui ont attiré l’œil de la Banque de France. En premier lieu, il y a la résorption des tensions affectant les chaînes d’approvisionnement. Les difficultés sur ce front se sont repliées significativement en janvier dans l’industrie (33 %, après 40 % en décembre) et plus légèrement dans le bâtiment (31 %, après 33 %).

Tant dans l’industrie que dans le bâtiment, ce sont là des plus bas depuis que la Banque centrale les mesure. "Dans certains secteurs, le recul observé depuis avril 2022 [il s’agit d’un pic concernant le secteur industriel, ndlr] est en partie lié à une baisse de la demande, notamment dans la chimie et le bois, papier, imprimerie", indique la Banque de France.

Autre entrave à la croissance : les difficultés de recrutement. Bonne nouvelle, elles aussi s’affichent en baisse. "Elles restent élevées, à 51 % dans l’ensemble des secteurs, mais en recul graduel depuis leur pic de septembre 2022", rapporte la Banque de France.

Enfin, Olivier Garnier a pointé la situation des entreprises françaises face au choc énergétique. De moins en moins d’entre elles semblent éprouver des inquiétudes quant à ses répercussions. La proportion d’entreprises jugeant que la crise énergétique aura un impact significatif (faible ou fort) sur leur activité des trois prochains mois a diminué à 31 %, à comparer aux 33 % du mois dernier et aux 35 % de novembre et octobre derniers.

 

Carnets de commandes sur une mauvaise pente

 

Du côté de la demande, c’est le sentiment qu’ont les chefs d’entreprise à propos de leurs carnets de commandes qui ont attiré l’attention des économistes de la Banque de France.

L’opinion sur la situation des carnets de commandes s’est de nouveau détériorée dans l’industrie et elle se situe désormais à un niveau proche de sa moyenne de long terme, comme pour le bâtiment. "Par rapport au point haut de mars 2022, la situation s’est sensiblement dégradée dans le bois, papier, imprimerie, la chimie et les produits en caoutchouc, plastique, qui pâtissent d’une baisse de la demande ou de la concurrence étrangère", analyse la Banque centrale.

Olivier Garnier a toutefois évité toute dramatisation. "Le repli est constant depuis plusieurs mois mais le fait que l’opinion se rapproche de sa moyenne de long terme montre que la situation n’est pas anormale. Néanmoins, il faudra surveiller si cette dégradation se poursuit", a prévenu l’économiste.

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