Macro-économie / Taux / pétrole / Demande mondiale / offre / AIE
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Une abondance d’or noir est attendue dans un futur proche / La demande devrait progresser moins rapidement que l’offre
La fin de l’abondance était annoncée avec véhémence en 2022 par Emmanuel Macron, président de la République, et force est de constater que le pétrole semble échapper à ce mantra. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient d’exposer, dans son rapport annuel sur le pétrole à moyen terme, un fléchissement prochain de la croissance de la demande pétrole tout en soulignant que la diminution de celle-ci n’est envisagée d’ici la fin de la décennie.
Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE, indique que "les projections de ce rapport, basées sur les dernières données, montrent un excédent d’offre majeur qui émerge au cours de cette décennie, ce qui suggère que les compagnies pétrolières voudront peut-être s’assurer que leurs stratégies et leurs plans d’affaires sont préparés pour les changements en cours." Il est également projeté de voir un flux des projets approuvés qui tend à "s’estomper vers la fin de cette décennie, la croissance de la capacité ralentit puis stagne parmi les principaux producteurs non membres de l’OPEP + ". Ces derniers pourraient également voir des projets déjà dans les cartons se concrétiser, augmentant de "1,3 million de barils supplémentaires par jour de capacité non-OPEP + " la capacité opérationnelle à l’horizon 2030
Responsables
Ce sont effectivement des producteurs ne faisant pas partie du cartel pétrolier et ses alliés qui devraient satisfaire la hausse de la demande. Du côté de l’institution basée à Paris on explique qu’ils vont "représenter les trois quarts de l’augmentation attendue jusqu’en 2030". Rien que les États-Unis seraient responsables d’une hausse de "2,1 millions de barils par jour de gains non-OPEP + ", là où " l’Argentine, le Brésil, le Canada et la Guyane contribuent 2,7 millions de barils supplémentaires par jour ".
Œil du cyclone
Le maintien d’une dynamique de croissance de la demande est en grande partie expliqué par le continent asiatique. Il est notamment argué qu’elle sera stimulée par la "forte demande des économies à croissance rapide en Asie, ainsi que des secteurs de l’aviation et de la pétrochimie ". Il faudra alors prendre son mal en patience pour voir l’augmentation des ventes de voitures électriques, une efficience énergétique en progression ou bien encore une diminution de la consommation du pétrole contrebalancer ce phénomène.
Pour autant les équipes de Fatih Birol expliquent ne pas exclure " la perspective de fermeture de raffineries vers la fin de la période de perspective", et à voir la croissance de la capacité diminuer en Asie à compter de 2027.
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