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Avenir sous les meilleurs auspices pour l’or / Le métal jaune ne devrait pas voir sa demande s’étioler
Les années passent et l’attrait pour l’or ne diminue pas. Cela semble parti pour durer à en écouter les spécialistes tels que Marcus Garvey, Head of Commodities Strategy chez Macquarie, ce dernier partageant ces derniers jours le constat qu’il "est difficile de ne pas voir un soutien à long terme pour le marché de l’or". L’immense succès des ETF liés à l’or n’y est pas étranger.
Nouvelle donne
Les statistiques du World Gold Council sont implacables, les ETF aurifères mondiaux viennent de connaître en juillet "leur plus fort mois depuis avril 2022, attirant 3,7 milliards de dollars en juillet, le troisième mois consécutif d’afflux ; toutes les régions ont connu des afflux, les fonds occidentaux étant en tête". Ces flux récents combinés à une hausse du prix de l’or font que l’actif total sous gestion lié à l’or atteint les 246 milliards de dollars, à la fin du mois dernier.
Légère ombre au tableau, le géant australien rappelle que "la demande d’or physique a été faible, sous la pression de prix plus élevés, ce qui montre que les flux financiers continuent de déterminer l’évolution des prix". Les éléments déterminants pour le métal jaune seront ainsi à attendre d’une part de la dynamique des baisses de taux de la Réserve fédérale américaine et d’autre part de la demande des investisseurs. Cette dernière et son ampleur étant jugées comme "clé pour le reste de l’année". Le World Gold Council (WGC) estime de son côté que certes "la saisonnalité favorise l’or en août, mais les vents de Jackson Hole, les élections américaines, les bénéfices technologiques sont susceptibles d’être forts". Notamment puisqu’un risque à la baisse pour l’or est craint dans le cas où "le langage de la Fed n’évolue pas comme le marché s’y attend".
Droite ligne
Le mois dernier s’inscrit dans la suite logique du rapport les tendances de la demande d’or du deuxième trimestre 2024 du WGC, ce dernier y faisait état d’une demande mondiale totale d’or en hausse de 4 % d’une année sur l’autre. Le prix de l’or y avait atteint en moyenne 2 338 dollars par once, ce qui se trouve être 18 % de plus en glissement annuel, atteignant un record de 2 427 dollars par once à l’époque. Louise Street, analyste marché pour le conseil mondial de l’or, jurait alors la situation favorable et évoquait "une réduction de taux tant attendue de la Fed américaine à l’horizon", concomitante à des "entrées dans les ETF en or [qui] ont augmenté grâce à l’intérêt renouvelé des investisseurs occidentaux ". Ces derniers et leur nouvel appétit étant à même de "changer la dynamique de la demande au second semestre de 2024", la réduction des droits d’importation récemment annoncée par le gouvernement indien est également une bonne nouvelle à ses yeux.
Fin juillet, l’institution se faisait également l’écho d’un consensus des "gestionnaires de réserves [qui] pensent que les allocations d’or continueront d’augmenter au cours des 12 prochains mois, en raison de la nécessité d’une protection et d’une diversification du portefeuille dans un environnement économique et géopolitique complexe ".
Insensible
Nulle crainte en ce qui concerne l’élection présidentielle américaine, certes les sondages ont radicalement changé avec les tumultes récents. Il n’en demeure pas moins que pour le WGC "les politiques des deux parties sont probablement favorables à l’or". On est dans une optique légèrement différente chez Macquarie, où on juge qu’il "est manifestement trop tôt pour dire si l’élection constituera ou non un catalyseur haussier pour l’or".
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