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Chine; baisse; écart

Macro-économie / Taux / OPEP / AIE / pétrole / Demande mondiale

Macro-économie / Taux
OPEP / AIE / pétrole / Demande mondiale

L’AIE est un peu moins pessimiste sur l’or noir / Une croissance de la demande légèrement révisée
à la hausse pour cette année

La Chine ne rassure pas complètement l’AIE, qui n’a procédé qu’à une modeste révision de la progression de la demande de pétrole en 2024. Elle est désormais anticipée à 1,3 million de barils par jour (bp/j), ce qui constitue une hausse de 110 000 bp/j par rapport aux chiffres du mois de février. En revanche, il s’agit d’une diminution d’un million de bp/j comparé à la croissance observée en 2023. À l’inverse, les incertitudes sur le transport maritime par le canal de Suez contribueraient à stimuler la demande, à court terme.
Pétrolier. Danil Shamkin / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Pétrolier. Danil Shamkin / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Les deux oracles de l’énergie n’ont toujours pas accordé leurs violons. Le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) fait toujours état d’un scénario bien différent de celui imaginé par l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep). Cette dernière ayant une prévision de demande supérieure de près d’un million de barils par jour (bp/j) à celle de l’AIE. Ce qui situerait 2024 dans la droite ligne de l’année dernière.

 

Prudence

 

L’institution installée à Paris étaye sa prévision par des arguments appelant à la tempérance. Ils sont tantôt d’ordre conjoncturels tels le " ralentissement de l’économie mondiale [qui] constitue un frein supplémentaire à la consommation de pétrole", mais également plus structurels avec la présence d’une "amélioration de l’efficacité des véhicules et l’expansion des flottes de véhicules électriques ". Tout comme la demande supplémentaire liée au déroutement de nombreux navires du canal de Suez vers le cap de Bonne-Espérance, pour contourner l’Afrique, n’est pas vouée à être durable.

Les équipes de Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, jugent également que les économies avancées ne reprennent toujours pas du poil de la bête et que "la croissance (de la demande de pétrole ndlr) restera fortement orientée vers les pays non-membres de l’OCDE, même si la domination de la Chine s’estompe progressivement". L’empire du Milieu devrait voir "la croissance de sa demande de pétrole […] ralentir de 1,7 million de bp/j en 2023 à 620 000 bp/j en 2024".

 

Insensible

 

Fitch Ratings avait également choisi ce jeudi pour livrer ses convictions sur l’or noir. Ses équipes ont annoncé avoir "maintenu inchangées toutes [leurs] hypothèses de base pour le pétrole". Elles soulignent l’existence d’une " importante capacité de réserve de l’OPEP + de plus de 5 millions de bp/j ", couplée à la décélération de la demande et à une offre en dehors du cartel qui va continuer à progresser. De quoi leur faire avancer qu’il faut s’attendre à voir une "modération des prix à moyen terme par rapport aux niveaux actuels".

La prolongation actée par une partie de l’Opep de prolonger les réductions volontaires supplémentaires, d’environ 2 millions de barils par jour, jusqu’à la fin du premier semestre de l’année 2024 n’a pas non plus bouleversé ces projections. Il faudrait des "perturbations matérielles de la production réelle ou d’une escalade plus importante des attaques sur des voies de transport de pétrole plus vitales" pour amener les équipes de Fitch Ratings à anticiper une hausse des prix du pétrole conséquente. D’autant plus qu’actuellement les stocks de pétrole de l’OCDE "se sont stabilisés à un niveau sain d’environ 2,8 milliards de barils, légèrement inférieur aux niveaux d’avant la pandémie", de quoi parer à quelques secousses.

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