Macro-économie / Taux / AIE / pétrole / Iran / Chine
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AIE / pétrole / Iran / Chine
Léger répit pour l'or noir
Les moteurs de la demande de pétrole sont en train de considérablement s'inverser. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) observe dans son rapport mensuel sur le pétrole, que si la demande de pétrole va continuer à croître l'an prochain, à l'inverse de l'an passé "où l'OCDE était le moteur de l'expansion, les économies non-membres de l'OCDE devraient représenter près de 80 % de la croissance l'année prochaine." Avec en fer de lance une "résurgence de la Chine" attendue avec impatience.
Pour subvenir à cette demande qui dépasse désormais les niveaux d'avant la pandémie, la capacité de raffinage mondiale "devrait s'accroître de 1 million de barils par jour (mb/j) en 2022 et de 1,6 mb/j en 2023, ce qui augmenterait les débits de 2,3 mb/j et de 1,9 mb/j, respectivement". Avec la bonne nouvelle que pour la première fois depuis deux ans, les stocks mondiaux de pétrole ont "augmenté de 77 millions de barils en avril". L'AIE observe également que selon les "données préliminaires pour mai" on aurait "des stocks totaux de l'OCDE qui ont augmenté de 6 millions de barils".
Cette éclaircie pourrait ne pas être durable selon l'AIE, cette dernière estime que si d'une part "l'augmentation de l'offre mondiale de pétrole jusqu'à la fin de l'année devrait aider les marchés pétroliers mondiaux à se rééquilibrer", d'autre part "cette situation pourrait toutefois s'avérer de courte durée." Principalement à cause des nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie qui "entrent pleinement en vigueur", d'une demande de pétrole en Chine qui reprend la vigueur, et des pertes libyennes "plus importantes qui persistent".
Couplé à l'incertitude sur la réelle capacité de l'Organisation des pays producteurs de pétrole à posséder une marge de manœuvre pour augmenter sa production, on arrive à une situation où "l'offre mondiale de pétrole pourrait avoir du mal à suivre le rythme de la demande l'année prochaine". Le récent refroidissement des relations entre l'Iran est le reste du monde pourrait ne pas arranger les choses, Energy Intelligence estime qu'en l'état "les turbulences du marché pourraient s'aggraver considérablement."
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