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Macro-économie / Taux / Davos / AIE / transition énergétique

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Davos / AIE / transition énergétique

Davos n'arrive pas à dénouer l'impasse énergétique

À Davos on s'inquiète de la crise énergétique mondiale et de ses conséquences à plus long terme. La dépendance aux énergies fossiles pourrait s'en trouver accrue.
Fatih Birol. Daniel LEAL / AFP
Fatih Birol. Daniel LEAL / AFP

L’Agence internationale de l’énergie par la voix de Fatih Birol, son directeur général, n'a pas manqué de prendre la parole à Davos pour évoquer le danger d'un recours accru aux énergies fossiles. Il n'en a pas pour autant nié la nécessité d'y recourir actuellement : “Nous avons besoin de combustibles fossiles à court terme, mais ne compromettons pas notre avenir en utilisant la situation actuelle comme une excuse pour justifier certains des investissements réalisés".

Un risque d'autant plus grand que pour l'instant l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) se refuse à augmenter significativement sa production, ce qui a pour conséquence d'inciter à l'exploitation de nouvelles sources d'hydrocarbures. Fatih Birol a ainsi appelé ces pays qui peuvent exporter davantage à le faire. Comme Joe Biden l'a fait avant lui à de nombreuses reprises et ce sans succès aucun. De la même façon, les ministres du G7 ont appelé vendredi dernier l'OPEP à agir pour lutter contre la pénurie mondiale d'énergie. Les liens étroits entre le cartel de l'or noir et la Russie limitent néanmoins les chances de voir ce souhait louable s'exaucer.

Du côté de Hardeep Singh, ministre indien du pétrole, on prend également très au sérieux la hausse des cours. Il a estimé très récemment que "si les prix du pétrole restent à 110 dollars, vous ne parlez pas seulement d'inflation, vous parlez de menaces plus importantes", une menace plus importante qui se trouve être la récession. Pour échapper à cette dernière, il est plus facile d'augmenter le recours à des énergies fossiles puisque les énergies plus propres sont plus coûteuses actuellement. D'autant plus que le moindre marché disponible pour les hydrocarbures russes peut les rendre plus attractives pour certains pays comme l'Inde.

Une transition énergétique qui n'est pas pour le moment effective malgré les engagements de nombre d'entreprises ou d'Etats dépendants de l'or noir. Ce qui n'empêche pas les responsables de tous bords de déclarer qu'ils sont leader de cette démarche. Le ministre saoudien de l'investissement Khalid al-Falih a ainsi déclaré cette semaine que son pays est "en tête et non suivant la transition". La guerre entre Moscou et Kiev tombe donc au plus mauvais moment puisque le coût d'opportunité de recourir à des énergies propres augmente.

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