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Baril, États-Unis, Opep, Offre, Demande

Macro-économie / Taux / AIE / pétrole / Prix

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AIE / pétrole / Prix

Accalmie en vue pour le baril

Après des mois d'insuffisance de l'offre de pétrole, ce problème pourrait disparaître sous l'effet d'une baisse de la demande. C'est ce qui conduit l'Agence internationale de l'Énergie à ne pas relever ses chiffres sur la hausse de la demande de l'or noir et parler d'un répit pour le prix du baril.
Prix à la pompe en Californie, 17 Novembre 2021. JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Prix à la pompe en Californie, 17 Novembre 2021. JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Dans la foulée du récent rapport mensuel de l’Opep, c’est au tour de l’Agence internationale de l'énergie (AIE) de publier le sien : les deux se rejoignent sur une accalmie à venir de la demande de pétrole et de l'envolée des prix. L’AIE estime notamment que l’effet positif sur la demande de la reprise des voyages internationaux est contrebalancé par les nouvelles contractions d’activité provoquées par le covid. Ce qui conduit l’agence à garder intactes ses prévisions de croissance pour la demande de pétrole : ces dernières sont de 5,5 millions de barils par jour en 2021 et de 3,4 millions de barils par jour pour 2022.

Des chiffres qui restent inférieurs à ceux dévoilés par l’Opep, qui sont pour rappel de 5,7 millions de barils par jour pour l’année qui s’achève et de 4,2 millions en 2022. Le cartel a réduit ses prévisions pour 2021 et gardé identique sa prévision pour l’année à venir - une communication qui peut s’expliquer par la cohérence qu’il y a à garder inchangé ses objectifs de hausse de sa production et ses estimations de demande.

En s’intéressant aux données du mois passé, le prix de l’or noir a quitté certains des sommets qu’il avait atteints. Les contrats à terme sur le Brent après avoir atteint les 86 dollars par le baril le mois dernier sont désormais négociés à un tarif proche de 81 dollars le baril. Néanmoins du côté de l’AIE, on étouffe les espoirs, nés pendant la COP26, d’un prix du baril dont la baisse viendrait d’une réduction de la demande de pétrole : en effet, ce serait une hausse de la production qui en serait la cause. Elle a augmenté de 1,5 million de barils par jour en octobre (pour un total de 97,7 millions de barils par jour).

L'augmentation serait la conséquence d’un retour à la normale de la production aux États-Unis, qui avait été bridée par l’ouragan Ida. Et cela devrait se confirmer à l’avenir puisque l’AIE s’attend à ce que le pays à la bannière étoilée constitue près de 60 % de l’augmentation de l’offre hors Opep+ en 2022. Une augmentation hors du cartel que le rapport de l’AIE estime à 1,9 million de barils par jour.

Toutefois le niveau de la production va rester bridé le temps que les épidémies de Covid s’estompent et l'on ne pourra pas puiser éternellement dans des stocks de pétrole qui ont diminué récemment. Les dernières données disponibles font état d’un recul du stock des industries de l’OCDE de 51 millions de barils en septembre ; et les 2 762 millions de barils détenus par l’OCDE constituent le plus bas niveau atteint depuis 2015.

L’AIE indique néanmoins que les données préliminaires dont elle dispose pour le mois dernier prévoient une augmentation marginale des stocks. Néanmoins les analystes semblent avoir du mal à disséquer la situation ces derniers temps. On espérait notamment la semaine dernière une hausse de 1,2 million de barils des stocks de bruts américains. C’est une baisse de 2,1 millions de barils qui a été dévoilée par l’Agence d'information sur l'énergie des États-Unis. La décision de Joe Biden de ne pas puiser dans les stocks stratégiques suite au rapport de l’AIE ne semble donc pas gravée dans le marbre.

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