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Moscou; GNL; hydrocarbures

Macro-économie / Taux / AIE / gaz / transition énergétique / Russie

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ukraine L'horizon s'assombrit pour le gaz

UKRAINE. Les turbulences sur le marché du gaz sont loin d'avoir disparu, l'Agence internationale de l'énergie estime que la consommation mondiale de gaz naturel devrait se contracter cette année.
Appel au boycott du gaz russe. Sachelle Babbar/ZUMA Press/ZUMA/REA
Appel au boycott du gaz russe. Sachelle Babbar/ZUMA Press/ZUMA/REA

La hausse du prix du gaz actuelle pousse ses utilisateurs à diversifier leurs approvisionnements en énergie, entraînant une hausse du recours au charbon et au pétrole qui fait diminuer la demande de gaz. L'Europe s'inquiète quant à elle d'une rupture de son approvisionnement en gaz russe avant l'hiver. L'Agence internationale de l'énergie estime dans son dernier rapport sur le marché du gaz que ces éléments "nuisent à la réputation du gaz naturel en tant que source d'énergie fiable et abordable".

In fine, cela remet en cause  "le rôle qu'il était censé jouer pour aider les économies en développement à répondre à la demande croissante d'énergie et à se détourner des combustibles à forte intensité carbonique." Au lieu de cela, le marché se dirige vers une croissance lente de la demande de gaz "au cours des trois années suivantes". 

Ce qui constitue une révision considérable des projections sur la demande mondiale de gaz puisque celle-ci ne "devrait augmenter [que] de 140 milliards de mètres cubes (mmc) au total entre 2021 et 2025, soit moins de la moitié des prévisions précédentes et moins que l'augmentation de 170 mmc observée pour la seule année 2021." Un sacré coup de froid pour ceux qui avaient misé sur cette énergie censée être propre.

Des énergies plus respectueuses de l'environnement vers lesquelles l'AIE incite à se tourner. Alors que "les pays du monde entier se disputent les expéditions de GNL", il faut se rendre à l'évidence que "la réponse la plus durable à la crise énergétique mondiale d'aujourd'hui consiste à redoubler d'efforts et de politiques pour utiliser l'énergie plus efficacement et accélérer les transitions énergétiques propres.", souligne l'agence.

D'autant plus que l'attrait renouvelé pour le GNL lié à "l'engagement pris par l'Union européenne d'éliminer progressivement les importations de gaz en provenance de Russie", contribue à "attirer des livraisons initialement destinées à d'autres régions". Pour l'AIE son scénario de base du rapport sur le marché du gaz "suppose que les exportations de gaz russe par gazoduc vers l'UE diminueront de plus de 55 % entre 2021 et 2025". Cependant le même rapport "envisage également un scénario accéléré dans lequel elles diminueraient de plus de 75 %".

Auquel cas le coût de la transition pourrait être d'autant plus élevé pour certains que tout le monde ne pourra pas payer le prix fort pour accéder au GNL. Dans l'attente de disposer de nouvelles sources d'énergies propres à bas coûts, le recours aux énergies fossiles va devenir de plus en plus important.

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