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Macro-économie / Taux / pétrole / Iran

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pétrole / Iran

Le pétrole va-t-il franchir le seuil des 80 dollars ?

Malgré la diminution de la production iranienne liée au rétablissement à venir des sanctions américaines, le prix du Brent oscille entre 75 et 79 dollars depuis plusieurs semaines, sans franchir le seuil des 80 dollars. Explications.
Pétrole Iranien Iran
Pétrole Iranien Iran

Le pétrole a grimpé de plus de 50% depuis un an, sur fonds de tensions géopolitiques entre l'Iran et l'Arabie saoudite notamment, et de crise économique et politique au Venezuela qui a empêché le pays de produire au maximum de ses capacités. Le prix du Brent est ainsi passé de 51 dollars début septembre 2017, à désormais 78 dollars. Une hausse conséquente alors que les membres de l'OPEP s'étaient pourtant entendus en juin dernier pour accroître leur production d'un million de barils par jour, afin d'éviter une envolée trop forte des prix. 

Le rétablissement de sanctions américaines à l'égard de l'Iran à partir de début novembre aurait dû mécaniquement entraîner une hausse de la demande des pays consommateurs, ceux-ci anticipant une réduction de la production de l'un des principaux fournisseurs d'or noir mondiaux. Ce qui aurait dû faire monter les prix du Brent au-delà de 80 dollars. D'autant que la production iranienne a déjà commencé de diminuer, et plus rapidement que ce que les marchés n'anticipaient : le pays n'a exporté que 2,1 millions de baril au mois d'août soit le plus faible niveau depuis mars 2016. Or force est de constater que le Brent oscille entre 72 et 78 dollars depuis début mai, et qu'il est pour l'instant "coincé" sous ce niveau depuis plusieurs mois. 

Si le Brent n'a pour l'instant pas franchi ce seuil symbolique des 80 dollars, niveau qu'il n'a pas atteint depuis novembre 2014, c'est principalement parce que l'Arabie saoudite et la Russie sont intervenues pour équilibrer le marché, estiment les analystes. Deux membres délégués de l'OPEP ont ainsi affirmé que l'Arabie saoudite avait accru sa production de 140.000 barils par jour en août par rapport au mois de juillet, tandis que la Russie a de son côté produit 11,21 millions de baril par jour sur la même période, selon des chiffres cités par Bloomberg. Ce qui a permis de compenser le recul de la production iranienne, pour le moment. 

Les deux géants pétroliers ne seront sans doute pas disposés à sacrifier l'équilibre du marché auquel les pays producteurs sont parvenus depuis deux ans grâce à une entente sur leur production. "Il semble que les prix actuels du pétrole représentent en quelque sorte un équilibre entre le soulagement économique pour ces pays et le danger d'une hausse des prix trop élevée, qui détruirait la demande", explique ainsi Paul Markham, gérant actions internationales chez Newton IM (BNY Mellon IM). Selon lui, le prix du brut devrait donc rester dans la fourchette actuelle, "avec toutefois une certaine volatilité et malgré d’importants événements géopolitiques". 

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