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Politique européenne / sanctions / Iran

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Bruno Le Maire annonce le lancement d'un fonds pour contourner les sanctions US en Iran

Le ministre de l'Économie et des Finances a annoncé hier que la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne allaient créer une institution financière qui permettra aux pays de continuer à faire du commerce avec l'Iran en contournant les sanctions extraterritoriales américaines.
Bruno Le Maire
Bruno Le Maire

Face aux menaces de sanctions américaines contre les entreprises mondiales qui continueraient de commercer avec l'Iran, l'Europe a trouvé la parade. Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a ainsi indiqué hier sur Paris Première que la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne allaient annoncer dans les prochains jours le lancement d'une institution financière indépendante, pour "nous permettre de faire du commerce avec l'Iran et de contourner les sanctions extraterritoriales américaines".

Une information confirmée par la radio allemande NDR, citée par le Handelsblatt, qui explique que cette entité ad hoc "agira comme une sorte d'intermédiaire, où les créances d'entreprises européennes et iraniennes pourront être compensées entre elles". Ainsi, l'Iran pourrait continuer à fournir du pétrole ou d'autres produits à l'Europe. Toutefois, l'argent nécessaire à cette fin n'entrerait pas en Iran par l'intermédiaire des banques, mais serait versé à des entreprises européennes qui vendent des médicaments, des denrées alimentaires ou des biens industriels à l'Iran, par exemple. Une sorte de troc donc, qui permettrait que les sanctions américaines à l’encontre de banques qui effectueraient des paiements pour l'Iran, soient évitées. Le système serait appelé INSTEX (Instrument In Support of Trade Exchanges) et serait "totalement indépendant", selon les propos du ministre français. Toujours d'après NDR, l'institution serait gérée par un banquier allemand expérimenté et le Royaume-Uni en assurerait le conseil de surveillance.

Pour l'instant, les grandes entreprises françaises qui avaient des activités en Iran, telles que Total, Airbus ou Peugeot ont toutes décidé de se conformer aux règles américaines et d'abandonner leurs activités dans le pays. Il n'est pas certain que le lancement de ce nouveau système européen suffira à les rassurer et les incitera à retourner dans le pays. En septembre dernier, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo avait déjà annoncé que son pays ne tolérerait pas les entreprises qui contourneraient les sanctions contre l'Iran.

 

 

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