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Or noir; cartel; Vienne; Moscou; Arabie saoudite

Macro-économie / Taux / Chine / pétrole / OPEP / Demande mondiale

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Chine / pétrole / OPEP / Demande mondiale

L’appétit pour l’or noir de retour en 2023 / L'économie chinoise amorce son redémarrage et sa demande d'hydrocarbure l'accompagne

La demande mondiale de pétrole pour 2023 vient d’être revue à la hausse par l’Organisation des pays producteurs de pétrole, elle est désormais de 102 millions de barils par jour (bpj). Une augmentation supérieure de 100 000 bpj aux chiffres publiés en janvier dernier, dont près de 80 000 sont dus à la Chine.
Tanker dans un port français. Laurent GRANDGUILLOT/REA
Tanker dans un port français. Laurent GRANDGUILLOT/REA

Le retour de l’usine du monde sur le devant de la scène internationale ne passe définitivement pas inaperçu. Le dernier rapport mensuel de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), estime ainsi que "la clé de la croissance de la demande de pétrole en 2023 sera le retour de la Chine de ses restrictions de mobilité imposées et l’effet que cela aura sur le pays, la région et le monde. " Le cartel a de son côté, déjà en partie tranché et révise à la hausse ses prévisions en très grande partie en raison de la Chine.

Toutefois, l’Opep prévient que, certes, "les inquiétudes portent sur la profondeur et le rythme de la reprise économique" et de ses implications sur le cours de l’or noir, mais que cependant un "certain nombre de préoccupations économiques mondiales - notamment les niveaux d’inflation, les mesures de resserrement monétaire, les niveaux de la dette souveraine, ainsi que les tensions géopolitiques - pèseront sur les perspectives de la demande mondiale de pétrole." La prévision de croissance économique mondiale pour 2023 de l’organisation basée à Vienne est passée de 2,5 % le mois dernier à 2,6 % ce mois-ci.


Marché sous pression

 

Cette annonce d’une demande plus forte qu’attendue en 2023 arrive peu après qu’Alexandre Novak, le vice-Premier ministre russe en charge de l’Energie, a fait part de la volonté de Moscou de diminuer de 5 % sa production journalière de pétrole brut en mars. Ce qui correspond à près de 500 000 barils par jour (bpj) et contribue à ce que l’Opep incite les pays de l’OCDE à "coordonner leurs efforts pour soutenir un marché pétrolier équilibré et stable afin d’aider à surmonter ces incertitudes."

Craig Erlam, Senior Market Analyst chez OANDA, observe également que "les prix du pétrole sont très agités en ce moment, les traders ayant beaucoup de choses à assimiler, qu’il s’agisse d’une baisse de 500 000 barils de la production russe en mars, d’une forte reprise économique chinoise ou de perspectives mondiales incertaines dans un contexte de resserrement monétaire continu." Dans le même temps, il avance que les prochaines évolutions des cours pourraient " suggérer un marché plus serré, s’alignant sur les commentaires de l’OPEP mardi."

 

La transition attendra

 

Une autre donne transparaît des données publiées par le cartel pétrolier : les appels à une moindre utilisation des énergies fossiles semblent être écoutés d’une oreille distraite par le marché. La demande mondiale d’or noir devant retrouver puis dépasser ses niveaux d’avant la pandémie, une dynamique que le secrétaire général de l’Opep, Haitham al Ghais, voit perdurer puisqu’il s’attend à une demande de l’ordre de 110 millions de bpj à l’horizon 2025.

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