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Le cuivre face à une année de tous les possibles / Le second semestre 2024 pourrait le voir largement s’apprécier
"Une réévaluation particulièrement forte des prix". La recherche économique de Goldman Sachs, lors de la publication de ses prévisions pour les métaux l’an prochain, s’attend donc à un environnement favorable à une hausse des cours du cuivre. Parmi les éléments appuyant leur hypothèse figurent " des stocks de cuivre visibles à 260 000 tonnes, - seulement 4 jours de couverture de la demande - alors que le métal s’oriente vers un resserrement plus important à partir du second semestre de l’année prochaine ".
Une situation qui se combine avec des déstockages importants cette année, qui ont contribué à diminuer la demande, qui devraient ne plus être aussi importants en 2024. Dans le même temps, le cours du cuivre "s’est négocié dans une fourchette étroite autour de 8 000 dollars, juste au-dessus du sommet de la courbe des coûts" l’an passé, de par "un environnement de surprises fondamentales compensatoires, avec une demande chinoise nettement plus forte que largement anticipée " qui a été compensée par une demande en dehors de l’Empire du Milieu décevante.
Sur un fil
Cependant rien n’est acquis pour les équipes de Goldman Sachs, qui jugent que leur " prévision d’une reprise de la demande hors Chine (+ 4 % contre - 1 % en 2023) reste vulnérable", dans le cas où " le creux attendu de la production industrielle ne se matérialise pas". Pour autant actuellement, la situation est présentée comme "le reflet d’un marché étroitement équilibré, avec une faible couverture des stocks ", notamment en raison d’un recours au déstockage moins facile.
L’approvisionnement minier n’est cependant pas sans risque également, la publication faisant état d’une offre minière mondiale supposée atteindre un pic en 2025-2026, ce qui fait peser "une contrainte d’approvisionnement ferme à un horizon de 12 mois ". Pas de quoi chambouler pour autant les prévisions de Goldman Sachs, qui argue "continuer à viser une accélération de la hausse du prix du cuivre au London Metal Exchange".
Autres fronts
Les autres métaux ne sont pas délaissés dans la publication des perspectives ; l’or est vu comme ayant un " potentiel de hausse [qui] sera étroitement lié aux taux réels américains et à l’évolution du dollar". Auxquels pourrait s’ajouter la "demande de la Chine et de l’Inde, ainsi que des achats des banques centrales pour compenser les pressions à la baisse exercées par les surprises en matière de croissance et la réévaluation des baisses de taux ". Ce qui aboutit à une préconisation de considérer les ventes du métal jaune telle une opportunité d’achat.
En ce qui concerne l’aluminium, il est jugé comme étant le métal qui "subit les effets les plus immédiats du plafonnement des capacités et des réductions hivernales de la Chine, ce qui [lui] offre la configuration la plus favorable". De même pour le minerai fer, la croissance limitée de son offre contribue à le rendre sensible à des surprises exogènes. A contrario, il est avancé que " l’augmentation de l’offre de nickel et de lithium suggère qu’une baisse des prix sera nécessaire." Les analystes de Goldman Sachs en concluent qu’ils maintiennent leurs positions sur les " métaux industriels (position longue sur l’aluminium et le cuivre contre position courte sur le nickel et le zinc) ", et possèdent une "position courte sur les métaux pour batteries (lithium, nickel, cobalt)."
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