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L’anxiété quant à 2024 se fait bien sentir chez les dirigeants / Les patrons français sont pourtant plus sereins que les autres
Les séquelles de la crise sanitaires ont vite été remplacées par de nouvelles préoccupations pour les dirigeants d’entreprise du monde entier. Instabilités géopolitiques, élections américaines, intelligence artificielle, recrutements… l’année 2024 ne sera certainement pas de tout repos pour les patrons, entraînant de nécessaires ajustements dans les stratégies des compagnies qu’ils dirigent.
Ce qui se ressent dans leur vision des douze mois à venir : 30 % des 3 000 dirigeants internationaux sondés par l’étude annuelle d’AlixPartners se déclarent plus anxieux à occuper leur fonction que l’année précédente. Et près du double s’inquiète de perdre son emploi en raison d’un éventuel point de rupture.
Celui-ci pourrait provenir de quatre secteurs en particulier. La géopolitique, tout d’abord : 66 % des chefs d’entreprise interrogés s’angoissent de l’impact que pourrait avoir l’élection du président des États-Unis en 2024. Plus encore, 68 % du panel indique que les tensions sino-américaines les poussent aussi à modifier leur stratégie.
Des difficultés à suivre le rythme
Viennent ensuite les nouvelles technologies et plus particulièrement l’intelligence artificielle (IA) générative. À ce sujet, le débat est loin d’être tranché. Si 68 % des dirigeants estiment que l’IA sera la plus grande opportunité de rupture pour l’année à venir, ils sont presque autant à estimer que leur entreprise n’est pas en capacité de suivre le rythme de l’évolution technologique.
Reste également la thématique de la transition énergétique et du changement climatique. Un sujet sur lequel la plupart des chefs d’entreprise se sentent pressés à prendre position par les gouvernements, les organismes de réglementation, leurs investisseurs, leurs conseils d’administration, leurs clients et leurs employés ou membres de leurs équipes.
Enfin, si l’environnement macroéconomique représente lui aussi un point de tension, il l’est dans une moindre mesure : 41 % des patrons interrogés dans le monde estiment que l’instabilité quant à l’évolution des taux d’intérêt ou l’environnement inflationniste représentera une menace pour l’année à venir. Et seul un tiers des sondés voit l’ombre d’une récession planer au-dessus de leurs affaires.
Les élections américaines pèsent plus dans la balance
Et si les Français se voient souvent attribuer une réputation de pessimistes, les dirigeants tricolores le sont en fait bien moins que leurs voisins. De fait, en moyenne et sur la plupart des sujets, ils se montrent plus optimistes que le reste de leurs voisins. Qu’il s’agisse d’un changement à venir dans leurs modèles d’affaires, de perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, de l’embauche de travailleurs qualifiés, de licenciements à venir, d’une récession, de l’impact des tensions entre la Chine et les États-Unis sur leur modèle d’affaires ou, encore, de la perte de leur emploi, la conclusion est claire. Les dirigeants français se montrent plus sereins que la moyenne internationale et européenne.
De quoi tordre le cou à certains clichés ? Peut-être, sauf au sujet des élections américaines : alors qu’en moyenne, les patrons français s’inquiètent de l’impact qu’auront ces résultats électoraux sur leurs affaires à hauteur de 64 %, ils ne sont par exemple que 48 % en Allemagne et au Royaume-Uni, ou encore 45 % du côté de la Suisse.
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