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États-Unis; croissance; chômage

Macro-économie / Taux / état de l'union / Joe Biden / USA / 2024

Macro-économie / Taux
état de l'union / Joe Biden / USA / 2024

Joe Biden défend déjà son bilan / Sitôt passées les mid terms, le président américain se félicite de son mandat

Joe Biden ne veut pas rougir de son bilan et la fait savoir durant son discours sur l'Etat de l'Union. Il argue notamment que le taux de chômage de 3,4 %, aux États-Unis est le plus bas depuis un demi-siècle. Tout en rappelant que 800 000 emplois dans l’industrie ont été créés sous sa présidence, des chiffres qui n’en effacent pas pour autant l’inflation persistante.
Joe Biden. Ron Sachs/ZUMA-REA/ZUMA-REA
Joe Biden. Ron Sachs/ZUMA-REA/ZUMA-REA

"Je me suis présenté à la présidence pour changer fondamentalement les choses, pour faire en sorte que l’économie fonctionne pour tout le monde ". Les promesses n’engagent que ceux qui y croient et Joe Biden, le président des États-Unis, affirme ne pas encore avoir renoncé aux siennes, a-t-il fait savoir lors de son discours sur l'Etat de l'Union. Une affirmation d’autant plus facile qu’il se targue d’avoir obtenu de bons résultats et en particulier en ce qui concerne l’emploi, dont le marché est aujourd’hui particulièrement tendu outre Atlantique.

Une fierté qui n’est pourtant pas sans coûts, aujourd’hui la forte pression sur les salaires est loin d’aider l’inflation à diminuer drastiquement et à revenir dans son lit. Un sujet sur lequel il n’est pas non plus inquiet et clame "qu’ici, chez nous, l’inflation diminue" et particulièrement en ce qui concerne "le prix de l’essence [qui] a baissé de 1,50 dollar le gallon depuis son sommet" et qu’également "l’inflation alimentaire diminue ", comme la FAO l’affirmait récemment.

 


Une ambition

 

Pourtant opposé à Donald Trump et son slogan Make America Great Again, l’occupant de la Maison Blanche veut lui aussi rendre à l’Amérique sa grandeur passée et se demande : "où est-il écrit que l’Amérique ne peut pas redevenir le leader mondial de l’industrie manufacturière ?." Les mesures prises par son administration auraient déjà permis de passer "de trop nombreuses décennies, [où] nous avons importé des produits et exporté des emplois" à un stade "où nous exportons des produits américains et créons des emplois américains."

Les espoirs du président américain semblent sans limite et font appel aux mêmes ressorts nostalgiques déjà utilisés par son prédécesseur. Il se lamente que les États-Unis ne soient qu’au 13e rang mondial en termes d’infrastructures et non plus le premier comme ce fut le cas et fustige les administrations, qui contournent depuis des années l’obligation d’acheter américain promulguée en 1933.

 

Encore et toujours l'IRA

 

"Finissons le travail cette fois". Le président démocrate ne cache pas son ambition face à ces défaillances passées et s’appuiera très largement sur l’IRA (Inflation Reduction Act), qu'il a remercié les Républicains d'avoir voté, pour tenter de transformer le pays. Cela concerne notamment les semi-conducteurs, dont il rappelle que "ces puces ont été inventées ici même en Amérique" et qu’à l’époque elle "fabriquait près de 40 % des puces du monde". Or depuis, elle n’en produit plus que 10 % désormais et au vu des pénuries vécues pendant la pandémie, le successeur de Donald Trump promet de ne pas laisser la situation en l’état.

Pour parvenir à s’assurer que "la chaîne d’approvisionnement de l’Amérique commence en Amérique", il faut cependant mettre la main à la poche et s’il proclame "je suis un capitaliste", Joe Biden demande aussi à ses concitoyens de "payer [leur] juste part". Pour cela, il a redit à ses administrés qu’il avait plaidé pour un impôt minimum de 15 % sur les sociétés. Avec dans le viseur les grandes compagnies d’hydrocarbures, notamment les six principales compagnies pétrolières occidentales dont les "200 milliards de dollars [de profits] au milieu d’une crise énergétique mondiale" ont été qualifiés de scandaleux.

Bien des combats sont à mener pour le président Biden, sans oublier ceux sociaux, qui nécessiteront que son message ait été entendu favorablement par l’opposition. Autrement, ils seront très compliqués à gagner au vu de sa marge de manœuvre réduite pour diriger le pays.

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