Macro-économie / Taux / Joe Biden / USA / PIB
Macro-économie / Taux
Joe Biden / USA / PIB
L'économie américaine marque une pause
Les mesures de soutien à l’économie prennent fin aux États-Unis et avec leur disparition c’est l’économie qui s’essouffle. Le Produit intérieur brut (PIB) est en hausse de 2 % en rythme annualisé entre juillet et septembre. C’est le rythme de croissance le plus faible depuis le début de la sortie de crise. Le consensus d’analystes réalisé par Econoday s’attendait une hausse de 2,7 % au cours du troisième trimestre. Plusieurs facteurs liés à la conjoncture ont pu brider la croissance comme le variant delta ou encore la pénurie de semi-conducteurs. Cela s’ajoute à une relative atonie de la demande et une inflation élevée qui, selon certains membres de la Fed, pourrait être de nature plus persistante qu'anticipé.
Un ralentissement de l’économie américaine qui se retrouve dans des dépenses en bien de consommation qui ont augmenté de 1,6 % sur ce début de second semestre. Un chiffre qui contraste avec le trimestre précédent qui avait connu une hausse de 12 %, un effet des mesures de relance qui s’estompe est notamment évoqué. Les mauvais résultats historiques de l’industrie automobile, plus de 40 % de baisse de la production de véhicules en rythme annualisé, ont contribué à considérablement freiner la croissance américaine. Principal signe encourageant, la reprise des dépenses dans les services en augmentation de 7,9 %
La principale interrogation suscitée par ces chiffres se trouve dans le caractère provisoire ou non des facteurs à l’œuvre ces derniers mois. La baisse du nombre d’inscriptions au chômage en octobre pourrait constituer le signe que ce ralentissement n’est que provisoire. Alors que cinq millions d’Américains se seraient retirés du marché du travail, l’arrêt début septembre d'un dispositif d’aide au chômage pourrait les pousser à retrouver le chemin du marché du travail. Les États-Unis ont vu leur taux de participation au marché du travail diminuer avec la pandémie et ce n’est pas sans lien avec les récentes tensions sur le front de l’emploi et le ralentissement de la hausse du PIB.
Alors que les États-Unis n’arrivent pas à maintenir leur taux de croissance, Joe Biden n’arrive pas quant à lui à mettre en place ses projets pour transformer le pays. Confronté à la flambée des prix du pétrole, il a dû renoncer à sa promesse de stopper les forages pétroliers sur les terrains fédéraux. Le Président des États-Unis n’arrive pas à faire voter son plan d’investissements sociaux et environnementaux pourtant ramené à 1 750 milliards de dollars et est péniblement arrivé à faire voter la hausse du plafond de la dette fédérale. Il en est réduit à espérer que la conjoncture s’améliore pour que le département du Commerce annonce des meilleurs résultats pour la croissance américaine. Il ne faut toutefois pas se leurrer, les forts taux de croissance enregistrés lors des précédents trimestres seront difficiles à égaler. Le potentiel de croissance lors d'une sortie de crise est toujours plus élevé que celui disponible une fois le niveau d’avant crise rattrapé.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

