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2023; récession; énergie

Macro-économie / Taux / fmi / europe / USA / croissance / Chine

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Le FMI voit l'Europe à la traîne en 2023 / Le Vieux continent va devoir faire le dos rond cette année

L'Europe connaîtra une année 2023 encore plus difficile que la précédente, voilà l'implacable constat posé par Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international. Elle espère que le ralentissement généralisé de l'économie sera contenu par la bonne santé des États-Unis.
Kristalina Georgieva. Britta Pedersen/ZUMA Press/ZUMA-REA/ZUMA-REA
Kristalina Georgieva. Britta Pedersen/ZUMA Press/ZUMA-REA/ZUMA-REA

Pour le meilleur et pour le pire. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le continent européen connaîtra davantage la deuxième issue cette année. Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, vient d'estimer que "la moitié de l'UE sera en récession" en 2023. Ces propos, tenus ce week-end sur CBS, confirment une fois de plus que le Vieux continent va continuer à souffrir de la crise énergétique.

Condamné à réinventer son mix énergétique, l'Europe va mettre bien plus d'une année à y parvenir. Un combat d'autant plus complexe que la transition énergétique, pour laquelle l'Union européenne se veut pionnière, sera génératrice d'une inflation tenace et durable. Un sujet sur lequel il y a peu de chance, à court terme, de voir la Banque centrale européenne (BCE) infléchir sa ligne de conduite. Christine Lagarde, la présidente de la BCE, affirmait il y a quelques semaines que " l'expérience historique suggère qu'une récession a peu de chances de faire baisser l'inflation de manière significative, du moins à court terme ". Francfort devrait continuer son resserrement de sa politique monétaire, malgré la récession qui toucherait certains pays de la zone euro.

 

Dieu bénisse l'Amérique

 

Et si le chevalier blanc des économies mondiales se trouvait à Washington ? C'est le vœu pieux qui est formulé du côté du FMI, on y espère effectivement que le salut vienne de ce côté de l'Atlantique. Sa directrice estime que "les États-Unis sont les plus résilients" et qu'ainsi "ils pourraient éviter la récession. Nous pensons que le marché de l’emploi restera assez fort." Le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale espère cependant que les tensions sur le marché de l'emploi s'atténuent, afin de mieux juguler l'inflation.


L'empire du Milieu interroge


Le congrès quinquennal du parti communiste chinois avait déçu les observateurs, qui attendaient un tournant dans les restrictions sanitaires chinoises. Les annonces d'une réouverture du pays suscitent un espoir tout aussi important. Il faut dire que pour que le FMI reconnaisse que "les trois grandes économies mondiales, les États-Unis, la Chine et l'Union européenne, ralentissent en même temps", c'est que la situation économique est loin d'être au beau fixe.

L'usine du monde risque d'avoir cependant bien du mal au démarrage, avertit Kristalina Georgieva ; à ses yeux "pour les deux prochains mois, ce sera difficile pour la Chine, et l'impact sur la croissance chinoise sera négatif ". En attendant ce sera la croissance mondiale qui en fera les frais et celle qui a visité Pékin récemment rappelle que "pour la première fois en 40 ans, la croissance de la Chine en 2022 sera probablement égale ou inférieure à la croissance mondiale".

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