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TPE-PME / France
France : deux tiers des TPE-PME comptent répercuter leurs hausses de coûts
Les arguments en faveur de la thèse de tensions inflationnistes pérennes se renforcent chaque jour. Deux tiers des TPE-PME françaises constatant une hausse de leurs coûts liée aux difficultés d’approvisionnement s’attendent à la répercuter sur leur prix de vente, indique la dernière enquête de conjoncture de Bpifrance Le Lab menée auprès de plus de 5 000 TPE-PME - plus de 80 % des petites et moyennes entreprises industrielles l’envisagent et le taux monte à 87 % dans l’industrie agro-alimentaire. À l’inverse, 37 % envisagent de laisser leurs marges être grignotées.
Pour faire face à ces difficultés d’approvisionnement qui pénalisent l’activité de près de six TPE-PME sur dix (56 %), toutes les entreprises n’ont pas la même stratégie. En effet, à part répercuter la hausse des coûts ou laisser ses marges l’absorber, est cité le fait de modifier son offre de produit (une TPE-PME sur quatre) ou encore changer son mode d’approvisionnement (25 %). D’autres solutions sont plus inquiétantes : une TPE-PME sur dix escompte réduire son activité et une sur vingt envisage de diminuer le nombre de salariés.
Pour autant, alors que le dispositif de prêt garanti par l’État (PGE) vient de voir ses modalités être assouplies, Bpifrance remarque que si les entreprises faisant face à des difficultés d’approvisionnement fortes rencontrent davantage de difficultés de trésorerie, le risque de non-remboursement de PGE n’est en revanche pas plus élevé chez ces entreprises. "L’évolution de ces tensions doit être surveillée de près, car si elles se prolongeaient, elles pourraient freiner la dynamique de reprise", prévient Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance.
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