Macro-économie / Taux / Ciri / activité / rapport
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Ciri / activité / rapport
Le Ciri reste toujours aussi sollicité par l’économie française / Les entreprises industrielles le saisissent à nouveau en grand nombre
"Le Comité Interministériel de restructuration industrielle (Ciri) a su prendre toute sa place dans l’écosystème de la prévention de l’insolvabilité ". Emmanuel Moulin, le directeur général du Trésor, estime dans le rapport annuel du CIRI que ce qui fut créé pour "répondre aux conséquences d’une désindustrialisation du territoire français" durant le premier quinquennat de François Mitterrand, président de la République, a encore toute sa place. Avec le temps, il a su "étendre l’aide apportée aux entreprises du secteur tertiaire voire agricole " et arriver à s’imposer sur "d’autres sujets majeurs : crise des subprimes en 2008, crise sanitaire de 2020-2022" et donc dernièrement l’inflation galopante.
Si l’objectif principal du Ciri est bel et bien "d’assurer la continuité de l’activité économique et de préserver le maximum d’emplois", c’est à la condition expresse "que le modèle économique des entreprises accompagnées reste viable ". Les réussites enregistrées l’an passé sont donc d’autant plus appréciables sous ce prisme : le comité interministériel se targue de fait que le "taux de succès reste toujours à un niveau élevé". Pour rappel sur les dossiers traités l’an passé, "23 ont connu une issue favorable (représentant 35 529 emplois), 7 sont encore en cours de traitement ". Un seul et unique dossier n’a pas eu une issue heureuse ; il représentait 2 500 emplois sur les 53 000 concernés par les saisines.
Retour aux sources
Si, comme le souligne le rapport annuel, cela fait plus d’une décennie que près de "9 dossiers sur 10 se soldent par un succès". La typologie de ces derniers évolue avec le contexte économique actuel. Le cru 2022 fut donc celui d’un "retour important des entreprises appartenant au secteur industriel qui représente 69 % des nouvelles saisines sur l’année ". Les efforts importants de réindustrialisation de l’Hexagone n’empêchent pas les entreprises "d’avoir une forte exposition à l’augmentation du coût de l’énergie et des matières premières constatée dès le 1er semestre 2022 et renforcée au cours du second semestre fragilisant notamment les entreprises dites énergo-intensives ‘".
A contrario, il est aujourd’hui moins question d’aider des entreprises du secteur du tourisme, de l’évènementiel et du transport, puisque ces dernières ont logiquement moins sollicité le CIRI puisque les conséquences de la crise du COVID s’estompent peu à peu. Une épée de Damoclès qui pèse toujours sur le secteur de la distribution et du commerce d’articles textiles, ce qu’explique le CIRI par "les fortes mutations du secteur en cours depuis les 10 dernières années et qui représentent 19 % des nouvelles saisines, le COVID faisant effet d’accélérateur". L’inflation étant un souci supplémentaire qui pèse à la fois sur les marges et le pouvoir d’achat.
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