WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / économie française / Banque de France / activité / croissance / recrutement

Macro-économie / Taux
économie française / Banque de France / activité / croissance / recrutement

ukraine L’économie française fait du surplace

UKRAINE. En juin et juillet, l’activité économique hexagonale aurait cessé de croître, rapporte la Banque de France qui pointe une aggravation des difficultés de recrutement.
Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et de l'international de la Banque de France - Eric TSCHAEN/REA
Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et de l'international de la Banque de France - Eric TSCHAEN/REA

L’entrée dans l’été de l’économie française ne se fait pas tambour battant. L’activité hexagonale aurait stagné en juin, et serait partie pour faire de même en juillet, d’après l’enquête de conjoncture de la Banque de France. Cela n’a pas poussé la Banque centrale à réviser ses prévisions pour le deuxième trimestre qui s’attend toujours à une progression de 0,25 % du Produit intérieur brut (en glissement trimestriel).

Par ailleurs, "cela est plutôt en phase avec notre projection pour l’année 2022 dans son ensemble", a déclaré Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et de l'international de la Banque de France, à l’occasion d’une conférence de presse. Le 21 juin, l’institut d’émission avait dit anticiper une augmentation de 2,3 % du PIB pour cette année.

 

Les pénuries de bras se renforcent

 

L’enquête de la Banque centrale menée auprès de 8 500 entreprises rapporte qu’un phénomène inquiétant gagne en intensité : les difficultés de recrutement. "Depuis que nous les mesurons [mai 2021, ndlr], elles n’ont jamais été aussi élevées", explique Olivier Garnier. Tandis qu’au printemps 2021, moins de 40 % des entreprises faisaient état de difficultés de recrutement, elles sont désormais près de 60 %.

Si tant les services (61 % des entreprises), l’industrie (50 %) et que le bâtiment (63 %) voient ces difficultés continuer de s’aggraver, "huit des dix secteurs les plus touchés appartiennent aux services", fait remarquer Olivier Garnier. "Au sein des services aux entreprises, les activités de programmation, l’intérim et les services techniques (architecture et ingénierie) sont les plus affectés. Pour l’industrie et le bâtiment, ce sont l’aéronautique et le second œuvre qui enregistrent les plus fortes difficultés d’embauche", indique l’enquête.

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, s’était exprimé sur le sujet alors qu’il était invité des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence organisées par le Cercle des économistes le week-end dernier. "Il n'y a rien de plus 'shadockien' que d'avoir encore autant de chômage [7,3 %, ndlr] et autant d'entreprises qui cherchent des salariés", a déclaré le ministre. "La pénurie de main-d’œuvre est le problème urgent à traiter dans les semaines qui viennent", a-t-il ajouté.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article