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Insee ; Climat des affaires ; Activité ; Industrie ; Services ; Emploi

Macro-économie / Taux / INSEE / Climat des affaires / activité

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INSEE / Climat des affaires / activité

Modeste embellie de l’activité en France / Entre industrie et services, une économie française à deux vitesses

En France, le climat des affaires progresse légèrement en février, démontrant une économie française "résiliente et assez solide", indique l'Insee. Tous les secteurs n’évoluent toutefois pas de la même manière.
À 103, le climat des affaires en France s’améliore légèrement en février (Du Yu/XINHUA-REA)
À 103, le climat des affaires en France s’améliore légèrement en février (Du Yu/XINHUA-REA)

Le climat des affaires en France s’améliore légèrement en février. L’indice de l’Insee, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, gagne un point par rapport au mois dernier pour s’inscrire à 103, un peu au-dessus de sa moyenne de long terme. Le climat de l’emploi reste, quant à lui, très solide. Stable à 110, l’indicateur reste toujours bien supérieur à sa moyenne de long terme.

L’embellie du mois de février s’explique notamment par un regain d’optimisme dans le secteur des services et du commerce de détail, où les perspectives d’activité s’améliorent, mais aussi de l’industrie où les carnets de commandes sont indiqués en hausse. Dans le bâtiment en revanche, le climat des affaires se replie, même s’il reste à un niveau toujours élevé.

"Dans l’ensemble, le climat des affaires dépeint une image d’une économie française résiliente et assez solide. Ces données laissent penser que le PIB devrait rester en territoire positif au premier trimestre", estime Charlotte de Montpellier, économiste senior chez ING.

 

Deux vitesses

 

Plus généralement, "l’ensemble des indicateurs publiés depuis le début de l’année semblent indiquer que l’économie française fonctionne probablement actuellement à deux vitesses", analyse Charlotte de Montpellier. D’une part, le secteur industriel reste confronté à une phase de ralentissement, malgré des chaînes d’approvisionnement qui retrouvent une certaine fluidité. La demande, notamment internationale, s’essouffle, comme l’indique l'indice PMI de février pour l’industrie. L’indice est redescendu en dessous de 50 en février, chutant à 47,9 contre 50,5 le mois précédent, son plus bas niveau depuis 4 mois.

"La forte chute du prix de l’énergie, et notamment celle du prix du gaz qui ne représente aujourd’hui qu’environ un tiers de son prix de la mi-décembre, et l’amélioration des perspectives globales qui en découle semblent limiter le ralentissement, mais ne l’efface pas complètement", explique Charlotte de Montpellier.

D’autre part, le secteur des services montre une "résilience importante" et "reste dynamique". Les entreprises de services font preuve d’optimisme et signalent que l’activité se redresse. "L’accumulation des affaires en attente et les anticipations de croissance les incitent à continuer d’engager des travailleurs et à prévoir des hausses de prix encore significatives", poursuit-elle. Les services marchands représentant 57 % de la valeur ajoutée française, cette résilience du secteur des services est une bonne nouvelle pour l’économie française.

Si les derniers chiffres laissent penser que l’activité sera probablement plus dynamique que prévu au premier trimestre et qu’une contraction devrait être évitée, "ils ne changent pas dramatiquement les perspectives pour les trimestres suivants, où la croissance de l’activité devrait rester assez faible", conclut Charlotte de Montpellier.

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