Macro-économie / Taux / Climat des affaires / France
Macro-économie / Taux
Climat des affaires / France
La divergence sectorielle s’aggrave en France
Malgré l’absence de confinement, le processus de reprise commune entre les différents secteurs de l’économie hexagonale - amorcé à la suite du confinement de l’automne 2020 - semble être de l’histoire ancienne. D’après les nouvelles données publiées par l’Insee, le climat des affaires en France s'est légèrement contracté. En se situant à 90 points, l’indicateur perd un point et demeure ainsi bien au-dessous de 100 points, qui est sa moyenne de longue période.
Derrière cette quasi-stagnation du climat des affaires se cache une divergence sectorielle qui s’aggrave. En effet, le climat des affaires se dégrade dans les secteurs tertiaires (services et commerce de détail), alors qu'il poursuit son rétablissement dans l'industrie. Depuis décembre, il a perdu deux points dans les services, quatre points dans le commerce de détail, quand il en a gagné trois dans l’industrie. Au sein de cette dernière, ce sont la dynamique de l'industrie agroalimentaire ainsi que la meilleure opinion des industriels dans leur ensemble sur leurs carnets de commandes et leurs perspectives personnelles de production qui expliquent en grande partie cette amélioration du climat conjoncturel par rapport à janvier. À l’inverse, dans cette enquête menée entre le 28 janvie et le 19 février, l'Insee rapporte que la dégradation d'ensemble du climat des affaires dans les services tient notamment à la nette détérioration de l'opinion des chefs d'entreprise dans l'hébergement-restauration et dans les services administratifs et de soutien.
Par ailleurs, le climat de l'emploi se détériore. À 85, il perd trois points, après deux mois de hausse, et reste donc nettement en dessous de son niveau d'avant-crise. Une contraction principalement due à la baisse des soldes d'opinion sur l'évolution - passée mais aussi prévue - des effectifs dans le commerce de détail.
Cette divergence sectorielle "ravive les craintes d'une nouvelle récession en France", selon Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. Rappelons que, dans son dernier point de conjoncture, l'Insee avait expliqué anticiper la survenance d'une récession (deux trimestres consécutifs de contraction du Produit intérieur brut) au premier trimestre 2021 qu'à la condition de la mise en place d'un confinement d'au moins sept semaines aussi sévère qu'en novembre dernier.
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