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Le recrutement dans le privé s’améliore / Il est toutefois trop tôt pour crier victoire
Sujet cher aux organisations professionnelles depuis plus d’un an, les difficultés de recrutement des entreprises seraient-elles en train de s’atténuer ? Selon les dernières données provisoires de la Dares (à confirmer en septembre prochain) le nombre d’emplois vacants (contrat à durée indéterminée, contrat à durée déterminée et emploi saisonnier) a en effet baissé de 4 % au deuxième trimestre. Le taux d’emplois vacants s’élevait à 2,24 % entre les mois d’avril et juin, en baisse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent et de 0,2 point sur un an. Au total 355 600 postes étaient à pourvoir durant la période. Un recul constaté dans tous les grands secteurs d’activité et porté principalement par les secteurs du tertiaire non marchand (-7 %), de l’industrie (-5 %), de la construction (-4 %) et du tertiaire marchand (-3 %).
Une embellie qui confirme donc les résultats obtenus au premier trimestre, période au cours de laquelle 49 % des emplois déclarés vacants correspondant à des emplois inoccupés étaient déjà en baisse de 1 point par rapport au quatrième trimestre 2022.
Mais à la Dares de prévenir : "le nombre d’emplois vacants reste toutefois beaucoup plus élevé qu’avant la crise sanitaire, avec +65 % par rapport au quatrième trimestre 2019 et ce, dans tous les secteurs : +79 % dans la construction, +76 % dans l’industrie, +71 % dans le tertiaire non marchand et +58 % dans le tertiaire marchand".
D’autant que dans sa dernière enquête mensuelle de conjoncture, la Banque de France révélait de son côté que les difficultés de recrutement avaient légèrement augmenté en juillet pour concerner 52 % des 8 500 entreprises interrogées dans l’ensemble des secteurs, contre 51 % en juin dernier et soit le même score qu’en mars dernier, preuve donc que la situation ne s’améliore pas vraiment.
Une problématique à laquelle Stéphanie Himpens et Thomas Zuber, de la direction des enquêtes de conjoncture et des analyses microéconomiques et structurelles de la Banque de France, avaient déjà tenté de répondre dans une étude publiée en avril : "Quoiqu’orienté à la baisse, le taux de chômage français reste encore supérieur à la moyenne européenne. La coexistence de plus de deux millions de chômeurs et de près de 350 000 emplois non pourvus constitue un paradoxe que seules des politiques visant d’une part à améliorer les appariements entre la demande et l’offre de travail et d’autre part à augmenter le niveau de qualification des actifs pourront à terme résoudre", préconisaient-ils.
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