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Macro-économie / Taux / France / INSEE / entreprises

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France / INSEE / entreprises

France : la confiance des entreprises se tasse

Continuant d’évoluer à un niveau élevé, le moral des chefs d’entreprise a diminué en août, confirmant le mouvement entamé en juillet, à cause du commerce de détail et du secteur des services.
Paris - BRUNO DE HOGUES / ONLY FRANCE / Only France via AFP
Paris - BRUNO DE HOGUES / ONLY FRANCE / Only France via AFP

La reprise économique conduit le moral des entreprises françaises à côtoyer des hauteurs bien supérieures à celles d’avant-crise, bien qu’il reflue quelque peu. En effet, le climat des affaires mesuré par l’Insee a baissé en août pour atteindre 110 points contre 113 en juillet et 114,4 en juin – mais sa moyenne de long terme est à 100 points. Dans le détail, le climat des affaires gagne un point dans l’industrie, " les soldes d'opinion sur la production passée et sur les perspectives personnelles de production tirent le climat à la hausse, alors que celui sur les carnets de commandes globaux limite sa progression", expliquent les économistes de l’Insee.

En revanche, il se dégrade dans le secteur des services, perdant trois points, tout en restant à un niveau élevé. C’est en fait l’hébergement-restauration qui se cache derrière cette diminution ; après une éclaircie liée au desserrement des mesures de restriction à la fin du printemps, le moral des entreprises du secteur a perdu 15 points pendant le seul mois d’août et retrouve son niveau de mai. Par ailleurs, dans le commerce de détail (y compris commerce et réparation automobiles), le climat des affaires perd cinq points. "Cette deuxième détérioration consécutive est principalement due au fort repli du solde d’opinion sur les perspectives générales d’activité du secteur, après un vif rebond en mai-juin", lit-on dans l’enquête de l’Insee.

Faut-il voir dans ce recul du climat des affaires plus qu’un simple effet de base prévisible ? Oui, si l’on en croit Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. "D’abord, la pandémie et le variant delta restent un point d’attention pour les entreprises françaises", fait valoir l’économiste, qui cite deux difficultés d’ampleur pour l’économie hexagonale : le recrutement et l’approvisionnement. En effet, tandis que la dernière enquête de la Banque de France montrait qu’en juillet que 48 % des entreprises étaient confrontés à des difficultés pour recruter - contre 37 % en mai -, la pénurie de semi-conducteurs pèse lourdement sur la production hexagonale (en particulier du secteur automobile).

Si la reprise va se poursuivre dans les prochains mois, ces entraves continueront d'être telles que l'économie "ne sera pas en mesure de croître autant que l’évolution de la demande aurait pu le permettre", analyse Charlotte de Montpellier, qui anticipe une croissance du Produit intérieur brut français de 5,6 % en 2021, contre 6 % selon le gouvernement - ainsi que l'Insee - et 5,75% pour la Banque de France. À ce propos, participant hier après-midi à la Rencontre des entrepreneurs de France organisée par le Medef, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, est apparu plutôt optimiste en précisant que "nous publierons nos nouvelles prévisions mi-septembre, mais je peux déjà dire qu’il est possible que, au vu d’un premier semestre un peu meilleur, nous révisions notre prévision 2021 pour la France (5,75 %) vers le haut".

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