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France : hausse limitée des délais de paiement en 2020
Cela aurait pu être bien pire. Alors que la France a été frappée par une crise économique d’une rare gravité, les délais de paiement interentreprises ont augmenté dans une proportion modérée l’an passé, signale le rapport annuel de l’Observatoire des délais de paiement. Tandis que les retards de paiement étaient d’un peu plus de onze jours avant la crise (en janvier 2020), ils ont dépassé les 15 jours à l’été, avant de descendre sous les 13 jours en décembre.
Dans le détail, cette dégradation a concerné toutes les catégories d’entreprises et tous les secteurs. Toutefois, sans surprise, l’hébergement restauration ainsi que les activités d’information et de communication ont été plus affectés que les autres, un reflet logique des conséquences de la crise sanitaire sur ces secteurs. Par ailleurs, si en moyenne la hausse des retards de paiement des TPE a été de 2,1 jours, elle est de 2,5 jours pour les PME et de 2,7 jours au-delà de 250 salariés.
L'envolée des délais de paiement moins importante que ce que l'on aurait pu craindre fut rendue possible par "la mise en place de dispositifs publics de soutien et l’action de certains clients vis-à-vis de leurs fournisseurs – par le versement d’acomptes et le paiement accéléré de leurs factures", explique le rapport.
Les dernières disponibles indiquent que les délais de paiement se situent à un niveau 12,2 jours, a souligné Jeanne-Marie Prost, présidente de l'Observatoire des délais de paiement, soit "une situation qui est évidemment beaucoup moins bonne que celle que nous connaissions, autour de 11 jours, avant la pandémie, mais qui finalement reste contenue". Une situation qui ne satisfait guère Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, qui a déclaré que "le retour à la situation d'avant-crise est aujourd'hui très long, trop long", arguant que "les principaux indicateurs économiques retrouvent leur niveau d'avant-crise" mais que c'est encore loin d'être le cas pour les retards de paiement.
À l'occasion de la publication de ce rapport, le ministre a ainsi rappelé que "les retards de paiement affaiblissent nos entreprises et en premier lieu les plus petites, les plus vulnérables et les plus fragiles d’entre elles. En l’absence de retards de paiement, les PME disposeraient de 19 milliards d’euros de trésorerie supplémentaire".
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