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France / délais de paiement

France : les délais de paiement reculent

S’ils n’ont pas encore retrouvé leur niveau pré-pandémique, ils ont significativement reflué depuis le pire de la crise et apparaissent inférieurs à la moyenne européenne, selon le cabinet Altares.
Restaurant à Paris - ROBERT PALOMBA / ONLY FRANCE / Only France via AFP
Restaurant à Paris - ROBERT PALOMBA / ONLY FRANCE / Only France via AFP

La reprise économique amorcée en 2021 soulage les trésoreries des entreprises françaises. Après un pic à plus de 14 jours durant l’été 2020 à la suite du premier confinement, les retards de paiement interentreprises n’ont eu de cesse de refluer pour s’établir à 12,5 jours fin 2021, montrent des données publiées par le cabinet Altares. "La solidarité entre les entreprises et le travail du comité de crise – mis en place dès mars 2020 pour dénouer les cas les plus difficiles – ont contribué à un retour rapide à des comportements de paiement plus vertueux", analyse Thierry Millon, directeur des études d’Altares.

Alors qu’ils évoluaient dans des eaux semblables à la moyenne européenne au pire de la crise pandémique (14,4 jours), ils ont reflué bien plus vite depuis (la moyenne européenne est à 13,6 jours fin 2021). Dans le détail, c’est le secteur de l’hébergement restauration qui enregistre les délais de paiement les plus importants (20,3 jours en moyenne en 2021). Cela n’a rien de surprenant étant donné que les retards de paiement y sont habituellement de 3 à 4 jours plus élevés que dans les autres secteurs. On trouve ensuite les transports logistiques et les services aux particuliers. A l’inverse, la construction et l’industrie connaissent les délais de paiement les plus faibles (10,1 jours et 9,5 jours respectivement).

Autre constat à tirer : plus l'entreprise est grande, moins elle paye rapidement. "On observe ainsi un écart de cinq jours de retard entre les structures de moins de 50 salariés et celles de plus de 1.000 salariés", indique Altares. De plus, en 2021, les retards ont reculé dans les entreprises de moins de 200 salariés, se stabilisent pour celles de 200 à 999 salariés et ont crû chez les plus grosses.

En raison de l’ensemble des conséquences économiques qu’il génère, le conflit entre la Russie et l’Ukraine suscite des inquiétudes quant à ses effets sur les délais de paiement. "Au drame humain qui se noue à nos portes s’ajoutent les conséquences économiques indirectes pesant sur les capacités de production, les chiffres d’affaires, les marges et donc les trésoreries et les délais de paiement", avance Thierry Millon, qui juge que "l’envolée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, la confiance érodée des consommateurs pourraient aussi fragiliser la reprise des secteurs le plus durement fragilisés par la crise sanitaire comme la restauration et le commerce. Il est donc encore trop tôt pour savoir si dans ce contexte, les factures pourront être réglées à l’échéance des 60 jours de délais maximum".

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