Macro-économie / Taux / Dares / Emploi / Chômage
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Dares / Emploi / Chômage
Le chômage poursuit sa décrue
À écouter Élisabeth Borne - la ministre du Travail - la situation sur le front de l’emploi est en train de s’améliorer significativement, une réalité sur les derniers mois qui permet aujourd’hui de retrouver les niveaux d’avant crise. Mais qui cache une réalité plus nuancée.
Le "chômage qui a reculé très nettement en novembre" évoqué par la ministre apparaît davantage comme l'atteinte de certains seuils que comme une période où de fortes variations ont été constatées. En effet si le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant aucune activité (rangés dans la catégorie A) a baissé de 1,7 % en glissement mensuel, les variations sur ce laps de temps sont à prendre avec beaucoup de prudence en raison de la forte volatilité qui peut leur être associée. C'est pourquoi la direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (DARES), qui a publié ces chiffres, ne commente pas les évolutions mensuelles mais uniquement celles trimestrielles ou annuelles.
Des résultats à exploiter donc avec prudence qui n’empêchent le chômage des jeunes d’atteindre - selon Élisabeth Borne - "son plus bas depuis 15 ans". Le nombre de demandeurs d’emplois âgés de moins 25 ans n’avait jamais été aussi faible depuis la fin des années 2000 et ce pour toutes les catégories, un succès en partie permis par le coup de pouce accordé à l’apprentissage. Nos collègues des Échos avaient réalisé au début du mois un décompte qui avait révélé une augmentation du nombre des contrats d’apprentissages de l’ordre de 163 000.
Le nombre de demandeurs d’emploi - toutes catégories confondues - est revenu à des niveaux similaires à celui d’avant crise. Cela s’est accompagné du phénomène habituel qui veut que ce soient les personnes qui sont éloignées depuis le plus longtemps de l’emploi qui ont le plus de mal à en retrouver. La dynamique baissière met à nouveau plus longtemps à se mettre en route pour cette catégorie. Une tranche de la population active qui est donc revenue à son difficile quotidien d’avant la pandémie et dont on attend de voir si le plan France Relance - cité dans le communiqué de la ministre du travail - changera leur situation.
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