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hard Brexit économie anglaise

Macro-économie / Taux / Hard Brexit / Macro-économie / croissance / Inflation / Chômage

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Hard Brexit / Macro-économie / croissance / Inflation / Chômage

L'économie britannique va sombrer sous le poids d'un hard Brexit

La victoire sans conteste du Brexit Party renforce la probabilité de l'arrivée d'un Brexit sans accord. Le choix électoral fait par les électeurs ne sera pas sans conséquence, l'économie britannique va souffrir à court terme mais probablement aussi à long terme.
Banque d’Angleterre (BoE) - Londres
Banque d’Angleterre (BoE) - Londres

L’arrivée en tête du Brexit Party avec 31,7 % loin devant les Liberals Democrats (18,5 %), à laquelle vient se joindre l’effondrement total du parti conservateur anglais dont Theresa May était à la tête jusqu’à vendredi encore, propulse le pays au bord d’un hard Brexit.

Ainsi, le peuple anglais a voté en faveur d’une rupture brutale avec l’Union européenne. Une situation qui mérite de rappeler les prévisions de la Banque d’Angleterre (BoE) et du National Institute of Economic and Social Research (NIESR) quant aux risques macro-économiques qu’encourt le pays. Celles d'un pic d'inflation à 6,5 % et d'une montée du chômage à 7,5 %. Quant à la Livre Sterling, elle ne sera probablement pas épargnée, comme l’indiquait déjà WanSquare la semaine passée, les projections de la Banque d’Angleterre montrant que la Livre pourrait se déprécier de 25 %.

Si le pire scénario prenait forme, c’est-à-dire un "no deal" sans transition, l’Angleterre pourrait connaître un choc récessioniste virulent et durable : sur 15 ans, la perte de produit intérieur brut (PIB) serait de l’ordre de 6,5 % à 9 % (soit une baisse de 4 à 5 % du PIB par habitant). L’inquiétude la plus préoccupante selon les instituts de prévision reste la question de la croissance potentielle. De fait, s’il est certain que le Brexit pénalisera lourdement l’économie anglaise à court terme, il existe un risque non négligeable que la tendance de la croissance à long terme soit endommagée.

Côté banques, la situation n'est pas alarmante, les tests de résistance indiquant que le système bancaire britannique résisterait à un Brexit désordonné du fait du volume suffisant des fonds propres, capable d'absorber entièrement les pertes potentielles.

 

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