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Hard Brexit / Union européenne / Boris Johnson
Brexit : Boris Johnson menace de claquer la porte sans payer
Le 2 juin, à la veille de sa visite d’État au Royaume-Uni, Donald Trump recommandait à Londres de quitter l’Union européenne en claquant la porte. Il n’y a pas été de main morte dans son entretien accordé au Sunday Times, selon lui, les Britanniques devraient quitter la table des négociations sans accord et sans payer la facture.
Des propos qui ont trouvé un écho puisqu’à la suite de la démission officielle de la première ministre Theresa May, Boris Johnson a affirmé que, s’il devenait Premier ministre, le Brexit serait sans concession, et la facture de 45 milliards d’euros qui en découle resteraient probablement impayée. Une dette pourtant justifiée puisque cette dernière provient des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du budget pluriannuel européen.
Alors que Boris Johnson déclarait hier au Sunday Times "j'ai toujours trouvé incroyable de devoir signer le chèque avant d'avoir un accord définitif. Pour obtenir un bon accord, l'argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant", ses propos ont immédiatement été interprétés comme une menace de non-paiement. De fait, aucun accord n'est dans ses projets puisqu'il a déclaré par la suite tenir sa promesse "d'accélérer les préparatifs" en vue d'un Brexit "no deal".
Si les déclarations de Boris Johnson ont un son de cloche semblable à celles de Donald Trump, c'est que le favori à la succession de Theresa May cherche à resserrer les liens avec le Président américain. Il faut dire que dans le chaos généré par la sortie de l'Union, le Royaume-Uni ne s'est pas fait que des amis, et va devoir trouver de nouveaux alliés.
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