WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Actionnariat salarié / sbf 120 / Eres

Entreprises / Actions
Actionnariat salarié / sbf 120 / Eres

Actionnariat salarié : 2023, année de tous les records pour le SBF 120 / Un partage de la valeur loin d’être anodin sur la stratégie de l’entreprise

Avec 42 opérations menées en 2023 pour un montant total de 4,4 milliards d’euros, force est de constater que les entreprises du SBF 120 jouent plus que jamais le jeu du partage de la valeur avec leurs salariés. D’autant que la conduite d’un plan est loin d’être anodine sur la stratégie d'un groupe, un franchissement de seuil de 3 % du capital ouvrant les portes du conseil d’administration à un représentant des salariés.
Billets de banque (©Hans Lucas via AFP)
Billets de banque (©Hans Lucas via AFP)

Année après année, l’engouement pour l’actionnariat salarié ne faiblit pas. En 2023, 2,43 millions de salariés étaient actionnaires au sein du SBF 120, selon la dernière édition du panorama publié par Eres, "soit 8 % de plus qu’en 2022 ", précise la société de gestion.

Il faut dire que les entreprises ont encore joué le jeu du partage de la valeur l’année dernière. Ce sont encore 42 opérations collectives qui ont été menées par 38 entreprises du SBF 120 (après 40 en 2022), soit sous forme d’augmentations de capital réservées, soit sous forme de cessions d’actions. "Il s’agit du nombre le plus élevé de plans collectifs depuis 2013, bien au-dessus de la moyenne historique de 34 opérations par an. Par ailleurs, le volume de ces opérations a atteint un montant record de 4,4 milliards d’euros, soit un montant moyen par salarié souscripteur de 5 369 euros", souligne Eres. A noter que trois entreprises ont réalisé leur toute première opération d’actionnariat salarié en 2023. Il s’agit de Stellantis, Technip Energies et JC Decaux. "Les entreprises du SBF 120 continuent d’accompagner de plus en plus de leurs collaborateurs à la souscription aux plans d’actionnariat salarié. Ainsi, la part des plans collectifs proposés incluant de l’abondement est passée de 62,5 % en 2022 à 68,3 % en 2023", poursuit Mirela Stoeva, directrice de l’offre et des études chez Eres.

Et dans près de trois entreprises sur dix (26,7 %) au sein du SBF 120, les salariés détenaient au moins 3 % du capital social, un chiffre supérieur à la moyenne constatée sur les dix dernières années de 23 % par la société de gestion. Un seuil qui est loin d’être anodin lorsque l’on sait qu’à compter de 3 % du capital, les salariés actionnaires doivent être obligatoirement représentés au conseil d’administration de l’entreprise. "Cette présence au sein des conseils d’administration participe à donner davantage la voix aux salariés sur des dossiers stratégiques et décisionnaires pour leur entreprise", note Marie-Noëlle Auclair, directrice expertise et solutions chez Eres.

Un dispositif qui s’avère aussi, ne l’oublions pas, très avantageux pour les collaborateurs. Comme le souligne la société de gestion, ceux ayant souscrit à une opération d’actionnariat salarié entre 2006 et 2018 ont réalisé une plus-value dans 82 % des cas avec les dividendes et la décote s’ils avaient conservé leurs actions pendant cinq ans (sans tenir compte de l’abondement). "Avec un taux d’abondement moyen de 100 %, les salariés auraient réalisé une plus-value dans 93 % des cas sur la même période, décote, dividendes versés compris", précise la société de gestion.

A titre de comparaison, un actionnaire individuel aurait quant à lui réalisé une plus-value dans 75 % des cas seulement au bout de cinq ans (prise en compte des dividendes versés uniquement).

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article