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Entreprises / Actions / Observatoire ATH / CAC 40

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Observatoire ATH / CAC 40

Le CAC 40 a régné sans conteste sur les résultats du SBF 120 / Un poids écrasant dans les ventes et la rentabilité

Les championnes des entreprises françaises ont pesé à hauteur de 80 % des ventes et résultats opérationnels enregistrés par le SBF 120 au titre de leurs résultats de 2023. Trois de ses pensionnaires ont même réalisé plus de 100 milliards d’euros de chiffre d'affaires : Stellantis, Axa et TotalEnergies. Ce malgré la baisse des prix de l’énergie, qui aura toutefois pesé sur les facturations de la major et d’Engie.
FRANCE - PARIS - LA DEFENSE BUSINESS DISTRICT
FRANCE - PARIS - LA DEFENSE BUSINESS DISTRICT

L’indice phare de la Bourse de Paris porte bien son surnom. Les entreprises du CAC 40 ont représenté 83 % du total du chiffre d’affaires et 87 % des résultats opérationnels du SBF 120 au titre de leurs résultats de 2023, estime l’Observatoire ATH de l’information financière, dans le cadre de sa dernière analyse des résultats disponibles de l’exercice écoulé d'une centaine de sociétés.

Au total, les 38 sociétés du CAC 40 étudiées ont généré 1 724 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023, soit une moyenne de 45 milliards d’euros par entreprise. Trois d’entre elles ont même dépassé les 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires : il s’agit de TotalEnergies (237 milliards d’euros), de Stellantis (189 milliards d’euros) et d’Axa (103 milliards d’euros). Elles représentent à elles seules près d’un tiers du chiffre d’affaires du CAC 40.

 

Premier en valeur, premier en baisse

 

Rien de trop étonnant, dans la mesure où l’analyse sectorielle réalisée par ATH fait ressortir les secteurs de l’énergie et de l’automobile aux deux premières places en matière d’activité en 2023. Le premier a enregistré 383 milliards d’euros de chiffre d’affaires, quand le second s’affiche à 309 milliards d’euros. Il contient bien évidemment Stellantis, mais aussi Renault, qui a enregistré 52 milliards d’euros de facturations ou encore Michelin, quant à lui fort de 28 milliards d’euros au titre de 2023.

Le CAC 40 n’aura toutefois pas été imperméable aux troubles conjoncturels et notamment en ce qui concerne la chute des prix de l’énergie. De fait, les 38 entreprises analysées ont perdu 6 milliards d’euros de facturations. "Cette baisse est le fait essentiellement des 2 sociétés de l’énergie : pour TotalEnergies, une perte de près de 44 milliards d’euros et Engie une perte de 11 milliards d’euros, en raison de la baisse des prix des hydrocarbures, du gaz et de l’électricité en 2023 après la flambée de 2022", explique l’Observatoire d’ATH. Logiquement, si le secteur pèse le plus lourd en termes de ventes, celles-ci ont toutefois perdu 14,3 % de valeur sur l’année 2023, entraînant paradoxalement le fait qu’il représente plus forte baisse sectorielle devant l’industrie (-10,3 %, avec notamment Arcelor Mittal et Air Liquide qui ont vu leur activité reculer respectivement de 14,5 % et 7,8 %). Mais outre les deux baisses du chiffre d’affaires de TotalEnergies et Engie, le CAC 40 a vu ses ventes progresser de 3,6 % en 2023.

 

La rentabilité reste au rendez-vous

 

La rentabilité du CAC 40 a elle aussi pâti l’année passée des troubles conjoncturels de l’énergie. L’étude d’ATH s’intéresse aux résultats opérationnels, considérant que les bénéfices nets peuvent être influencés par des opérations exceptionnelles. Au total, les 98 sociétés du SBF 120 scrutées ont perdu 10 milliards d’euros de rentabilité, en passant de 265 milliards d’euros à 255 milliards de résultat opérationnel. Cela ramène le taux de résultat opérationnel sur chiffre d’affaires de près de 13 % à 12,3 %. Et ATH d’expliquer : "l’examen détaillé de cette perte de 10 milliards provient essentiellement des 38 sociétés du CAC 40", notamment en raison de la baisse des prix de l'énergie.

Rien de trop significatif pour autant puisque lissé de l’effet de TotalEnergies, les rentabilités cumulées des 37 autres sociétés du CAC 40 restent quant à elles quasi stables, à 224 milliards d'euros, pour une marge en légère contraction de 12,9 % à 12,8 %. Logiquement, ces baisses de résultats (relatives) auront aussi réduit les contributions fiscales au titre de l’impôt sur les sociétés, qui agrège l'ensemble des acquittements réalisés dans les pays où exercent ces sociétés. Pour les 38 entreprises, elles sont passées de 61 milliards d’euros en 2022 à 55 milliards d’euros en 2023. Mais en proportion du résultat opérationnel, la part reste, elle, stable : de 26 % en 2022, à 24 % en 2023.

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