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Le deuxième trimestre 2025 sera clé pour Abivax / Le programme clinique sur les (bons) rails

Abivax continue de creuser ses pertes avec l’avancée de son programme clinique sur obefazimod, son traitement phare contre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Tandis que le recrutement des patients progresse comme prévu, la première échéance clé se situe au deuxième trimestre 2025 avec la publication des premiers résultats cliniques de l’étude de phase 3 en cours. En attendant, la société dispose d’une solide position de trésorerie qui lui assure une visibilité financière jusqu’à fin 2025, voire début 2026.
Marc de Garidel, le directeur général d'Abivax - Photo by ERIC PIERMONT / AFP
Marc de Garidel, le directeur général d'Abivax - Photo by ERIC PIERMONT / AFP

Tout continue de se passer comme prévu pour Abivax. Les comptes de la société de biotechnologie continuent de s’enfoncer dans le rouge au fur et à mesure de l’avancée des études cliniques sur obefazimod, sa molécule phare développée dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Au premier semestre, la perte nette de l’entreprise créée il y a bientôt 11 ans par le fonds d’investissement Truffle Capital du Dr Philippe Pouletty a dépassé les 80 millions d’euros, plus du double de celle enregistrée un an plus tôt.

La raison principale se situe du côté de l’augmentation des dépenses de recherche et développement, qui ont été multiplié par deux à 64,7 millions d’euros. Principalement donc en raison du programme clinique sur la rectocolite hémorragique (RCH) mené avec obefazimod. Débutée à l’automne 2022, l’étude clinique dite "de phase 3", soit l’étude comparative d'efficacité menée sur une large population de patients et constituant la phase finale avant la demande de mise sur le marché, est entrée dans sa dernière ligne droite. La société a annoncé début août avoir franchit le cap des 600 patients recrutés, s’estimant en bonne voie pour achever le recrutement des 1200 patients prévus au début du premier trimestre 2025.

Pour juger de l’efficacité du traitement, le critère principal de l’étude est la rémission clinique, évaluée en deux temps : après huit semaines (phase dite d’induction) et après 44 semaines (phase de maintenance), comme l’exige la Food and drug administration, l’autorité américaine du médicament. Abivax va même un peu plus loin avec des données de maintenance étendues à 1 an de traitement.

Or, l’issue se rapproche peu à peu. Les principales données d’induction après huit semaines de traitement sont attendues au début du deuxième trimestre 2025. Sans préjuger de leur contenu, le fait qu’Abivax ait récemment indiqué que les caractéristiques patients et les tendances de l'essai étaient "en adéquation avec les observations de l'essai de phase 2b", qui s’était révélé positif, peut être considéré comme rassurant. Et ce, tandis que les données de l’essai de maintenance à long terme évaluant les patients traités sur 52 semaines sont, elles, attendues au premier trimestre 2026.

Aller jusque-là va logiquement nécessiter encore d’importantes dépenses de R&D. Heureusement, l’équation du financement a été largement résolue grâce aux plus de 500 millions d’euros levés en 2023. Avec 222 millions d'euros de trésorerie et équivalents de trésorerie à fin juin 2024, les activités de la société peuvent être financées jusqu'au quatrième trimestre 2025, soit bien au-delà de l'étape des premiers résultats.

Une visibilité financière que la société juge visiblement suffisante à ce stade, Abivax n’ayant pas souhaité tirer la tranche restante (Tranche B) résultant de l'accord d'obligations convertibles Heights Capital signé à l’été 2023. Elle pouvait le faire jusqu’à 24 août.

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