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LVMH continue à défier le ralentissement du luxe et se prépare à l’effort fiscal / Vers une contribution nettement accrue à l’impôt sur les sociétés

LVMH résiste au ralentissement du marché du luxe, tout en se préparant à contribuer davantage aux finances publiques françaises. Le groupe a enregistré des ventes proches de 20 milliards d’euros au troisième trimestre, en recul très limité, le groupe dirigé par Bernard Arnault affichant une stabilité de ses ventes depuis le début de l’année. Tandis que le gouvernement français travaille à réduire le déficit du pays, LVMH jouera pleinement son rôle, avec une contribution fiscale supplémentaire estimée de 700 à 800 millions d’euros
Bernard Arnault, le PDG de LVMH - Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Bernard Arnault, le PDG de LVMH - Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Face au ralentissement marqué du marché du luxe, le leader mondial du secteur continue à faire preuve d’une résilience remarquable. C’est l’enseignement principal de la dernière publication trimestrielle du groupe aux "75 Maisons", dont les ventes ont frôlé les 20 milliards d’euros (19,96 milliards d’euros) sur les trois mois de juillet à septembre, soit une performance traduisant un recul organique de l’activité limité à 3%.

Après les hausses de 1% et 2% respectivement enregistrées aux premier et deuxième trimestres 2024, la stratégie de l’entreprise centrée sur le renforcement continu de la désirabilité de ses marques prouve une nouvelle fois son efficacité. Si l’on s’avait qu’elle permettait de surperformer le marché lorsque celui-ci est bien orienté, l’on sait aussi depuis le début de l’année 2024 qu’elle constitue un solide soutien lorsque ce n’est plus le cas.

Tant et si bien que sur les neuf premiers mois de l’année en cours, et malgré le contexte actuel, en s’établissant à 60,8 milliards d’euros, les ventes de LVMH se révèlent stables à devises et périmètre comparables. Une performance d’autant plus solide qu’elle est réalisée face à une base de comparaison élevée liée aux années de croissance exceptionnelle post-Covid.

 

Sephora poursuit ses gains de parts de marché

 

Tout un symbole, l’activité de Mode & Maroquinerie, de loin la plus grande division du groupe, a réalisé un chiffre d’affaires quasi stable en organique sur les neuf premiers mois de 2024, à 29,9 milliards d’euros, s’offrant le luxe de gagner des parts de marché face à des concurrents plus en difficulté.

Dans la Distribution sélective, autre branche d’activité très en vue, la croissance organique des ventes a été de 6 % sur les neuf premiers mois de 2024, Sephora continuant de gagner des parts de marché en Amérique du Nord, en Europe et au Moyen-Orient.

Sans surprise, l’activité Vins & Spiritueux a reculé de 8% en organique sur les neuf premiers mois de 2024, dans un contexte de normalisation continue de la demande de Champagne post-Covid. Dans le même temps, l’activité Parfums & Cosmétiques (+5%) tire profit d’une forte politique d’innovation et d’une distribution très sélective, tandis que l’activité Montres & Joaillerie, en légère baisse organique (-3%) profite du bon accueil réservé à la nouvelle collection Tiffany Titan by Pharrell Williams.

 

10 % de l'impôt supplémentaire sur les sociétés

 

Logiquement, la résistance des ventes augure une bonne résistance de la rentabilité, ce qui devrait continuer de s’avérer - encore plus en ces temps où le déficit français dérape fortement - un soutien de poids pour les finances publiques.

"La France représente 7 % de notre chiffre d'affaires, un tiers de notre revenu avant impôt et 40 % des impôts", a rappelé à cet égard Jean-Jacques Guiony, le directeur financier du groupe, lors de la conférence téléphonique de présentation de l’activité du troisième trimestre.

En conséquence, le surcroît d'impôt sur les sociétés en France prévu dans le cadre du projet de loi de finances 2025 devrait représenter pour le groupe une contribution supplémentaire comprise "entre 700 et 800 millions d'euros ", a indiqué le dirigeant.

"Pour donner un ordre d'idée, nous contribuons à 0,7 % du PIB en France, nous payons 4,5 % de l'impôt global sur les sociétés en France et nous devrions payer environ 10 % de l'impôt supplémentaire sur les sociétés envisagé par le gouvernement actuel ", a-t-il résumé. Des chiffres très parlants venant souligner que si le groupe participe du rayonnement de la France à l’étranger, il prend aussi plus que largement sa part lorsqu'il s'agit de soutenir les finances du pays.

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