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Bic surprend les marchés avec une forte amélioration de ses marges / Les rasoirs comme fer de lance

Après un été difficile, Bic renoue avec la confiance des marchés. Le cours de l’entreprise s’envole de 12% à la suite de la publication de résultats financiers solides au troisième trimestre 2024, portés par une progression de la rentabilité. La gestion rigoureuse des coûts combinée à une belle performance des rasoirs et à la reprise de la division briquets rassure les investisseurs.
Gonzalve Bich, le directeur général de Bic
Gonzalve Bich, le directeur général de Bic

Ce n’est pas tous les jours que le cours de Bourse de Bic s’envole de 12%. Il faut remonter à mars 2020, en pleine pandémie, pour retrouver un tel enthousiasme des investisseurs. À l'époque, une intervention massive de la Réserve fédérale américaine avait dopé les marchés mondiaux (le CAC 40 avait pris plus de 8% en une séance). Aujourd'hui, ce sont des résultats du troisième trimestre 2024 de l’entreprise fondée en 1945 par Marcel Bich qui suscitent cette soudaine effervescence.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise a certes reculé de 3,7% sur un an au cours des trois mois de juillet à septembre, s’établissant à 539,7 millions d'euros. "Mais nous retiendrons surtout qu’à change constants hors Argentine, l’activité progresse de 0,2%", notent les analystes d’Oddo BHF.

Et si ce retour à une légère hausse de l’activité rassure, la principale bonne surprise de cette publication réside dans la progression de près de 20% du résultat opérationnel courant, qui a atteint 102,2 millions d’euros, à comparer aux 85,3 millions d’euros de la même période il y a un an, et aux 84 millions d’euros anticipés par le consensus des analystes. De cette façon, la marge a augmenté de 370 points de base en glissement annuel pour atteindre 18,9%, dépassant là aussi largement le consensus qui se situait à 15,4%. La raison ? Principalement une baisse des dépenses d’exploitation et une diminution des dépenses publicitaires.

Cette bonne tenue des résultats, l’entreprise la doit en particulier à la division "blade excellence" (les rasoirs) dont le chiffre d'affaires a augmenté de 2,1%, à 142 millions d'euros avec une marge opérationnel qui a bondi de 930 points de base à 28%.

 

Les briquets retrouvent de l'allant

 

Si les rasoirs brillent par leur performance, il est encourageant aussi de constater que la branche "flame for life" (les briquets), la plus rentable du groupe, qui était à l’origine de l’avertissement sur résultats lancé cet été, va mieux. Alors que ses ventes avaient diminué de 5,8% au premier semestre, elles sont reparties à la hausse au troisième trimestre (+0,7% à 191,5 millions d’euros), montrant notamment une amélioration séquentielle (d’un trimestre sur l’autre) aux Etats-Unis. Et ce, tandis que la Papeterie (la branche Human expression), a réalisé des performances proches des attentes avec un chiffre d’affaires en recul de 4,3% et une marge en recul de 1,8 point, à 5,7%.

"Grâce à notre discipline commerciale et financière, notre chiffre d'affaires a enregistré une amélioration séquentielle ce trimestre pendant que nos marges sont restées solides, tout comme notre génération de flux nets de trésorerie disponible", a souligné Gonzalve Bich, le directeur général de Bic. Une discipline dont les effets permettent au groupe de relever son objectif de marge. Celle-ci devrait s’approcher de 15,5% alors que la direction indiquait auparavant s’attendre à une légère amélioration par rapport aux 14,7% affichés en 2023.

En termes d’activité, Bic vise toujours sur une croissance basse à un chiffre de ses revenus à taux de change constants hors Argentine, soit une progression qui devrait être comprise 0% et 3%. Le groupe avait révisé à la baisse son objectif annuel en juin dernier, alors qu'il tablait initialement sur une croissance comprise entre 5 et 7% en 2024. Quant à la génération de flux nets de trésorerie disponible, elle devrait être supérieure à 220 millions d’euros sur l’ensemble de 2024, après s’être établie à 196 millions d’euros sur neuf mois.

"Après l’avertissement sur la croissance de l’activité en juin, la société rassure sur sa profitabilité et la génération de free cash-flow ce qui est un atout particulièrement important", résume ainsi Oddo BHF. Le cours de Bourse est repassé en territoire positif depuis le début de l'année, progressant d'un peu plus de 5%.

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