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Axa maintient le cap après les ouragans / Le plan stratégique 2024-2026 sur les bons rails
S’il était besoin de conforter le bien-fondé de son repositionnement en faveur des risques dits "techniques" opéré il y plusieurs années, les ouragans Helene et Milton ne feront pas dévier Axa de sa trajectoire. Les pertes occasionnées dans le sud-est des Etats-Unis fin septembre et début octobre devraient s'élever à moins de 200 millions d'euros, avant impôts et nets de réassurance, a indiqué mercredi l’assureur en dévoilant ses chiffres d’activité sur neuf mois.
De ce fait, il ne sera pas nécessaire de modifier le budget annuel de sinistres liés aux catastrophes naturelles, que le groupe avait relevé au début de 2024 à un niveau de 4,5 points, exprimé en pourcentage des primes brutes acquises. Au cours de la conférence téléphonique avec les analystes, la direction du groupe a d’ailleurs a clairement indiqué qu’il était tenu compte également des dégâts provoqués par les récentes inondations en Europe.
"Hausses tarifaires disciplinées"
Ceci étant clarifié, force est de constater que l’activité du groupe a poursuivi sa trajectoire de croissance au troisième trimestre. Le total des primes brutes émises et autres revenus s’est élevé à 84 milliards d’euros sur neuf mois, en hausse de 7%, soit le même rythme élevé que celui déjà observé au premier semestre. Un rythme d’ailleurs identique tant en assurance dommages qu'en assurance vie et santé.
Dans la première, l’assurance dommages des entreprises a bénéficié d’ "une hausse des volumes et des hausses tarifaires disciplinées", a indiqué Alban de Mailly Nesle, le directeur financier d’AXA, tandis que "les primes en assurance dommages des particuliers ont progressé de 6% grâce aux mesures tarifaires fortes mises en place, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne", a-t-il ajouté.
S’agissant de l’assurance vie et santé, l’augmentation des primes résulte d’un ensemble d’éléments. La hausse de 7% à 25,1 milliards d’euros enregistrée en assurance vie découle notamment du succès rencontré par les unités de compte, en hausse de 14 sous l’effet des initiatives commerciales menées en Italie et en France. De même, les produits en "fonds général épargne" peu consommateurs en capital ont suscité un attrait important au vu de leur progression de 12%, notamment au Japon en raison de fortes ventes d’un produit de vie entière à prime unique, ainsi qu’en Italie et en Belgique. Pour ce qui est de l’assurance santé, la hausse des primes, de 7% là aussi, à 13,2 milliards d’euros a été principalement portées par des effets prix positifs à la fois en assurance santé collective et individuelle.
Une collecte en deçà des attentes
Dans la gestion d’actifs, le chiffre d’affaires a progressé de 6%, porté par une hausse des commissions de gestion. Celles-ci ont profité d’actifs moyens sous gestion en hausse de 3%, à 755 milliards d’euros, reflétant principalement des effets de marché favorables. C’est dans ce troisième métier du groupe, qui sortira d’ailleurs bientôt du périmètre, que se situe cependant l’une des rares déceptions de cette publication. La collecte nette en gestion d’actifs s’est en effet seulement établie à 2,6 milliards d’euros sur neuf mois, "loin des 9 milliards d’euros attendus", notent les analystes de Jefferies.
Il est d’ailleurs facile d’y voir une illustration du nécessaire passage à l’échelle de cette activité pour la vente de laquelle Axa est donc entré cet été en discussions avec BNP Paribas dans le cadre d’une opération de 5,1 milliards d’euros visant à mettre leurs forces en commun. "Nous sommes dans les temps pour finaliser la transaction aux alentours de fin juin, début juillet 2025", a indiqué Alban de Mailly Nesle, le directeur financier d'Axa, lors d'une conférence téléphonique.
En attendant, les résultats de l’ensemble de l’année 2024 ne devraient pas décevoir. Le groupe a confirmé sa prévision d’une croissance de son résultat opérationnel par action comprise entre 6% et 8% cette année, conformément à sa feuille de route pour la période 2024-2026. Il a également réitéré les autres objectifs de ce plan stratégique baptisé "Unlock the future" dévoilé en février dernier, visant à accélérer encore la politique de distribution du capital aux actionnaires.
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