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Pour Wendel, la transformation vers la gestion pour compte de tiers progresse à bon rythme / IK Partners et Monroe Capital comme catalyseurs
Le développement de Wendel dans la gestion d'actifs pour compte de tiers, un virage stratégique amorcé en 2023 avec l'acquisition de 51 % d'IK Partners, et récemment renforcé par celle de 75 % de Monroe Capital, avance à bon rythme.
"Nous gérons actuellement près de 40 milliards de dollars d'actifs. Il y a deux ans, notre activité de gestion pour compte de tiers était inexistante. Aujourd'hui, elle représente 31 milliards de dollars. De même, les revenus liés aux frais de gestion (FRE, pour "Fee-Related Earnings") étaient nuls il y a deux ans ; ils atteignent désormais 160 millions d'euros sur une base consolidée", a déclaré Laurent Mignon, président du directoire, à l’occasion de la journée investisseurs organisée vendredi par la société.
Sur le périmètre de Wendel (qui détient 51% d’IK Partners et s’apprête à acquérir 75% de Monroe Capital), cela se traduit par 101 millions d’euros de revenus d’honoraires, avec un objectif ambitieux de 150 millions d’euros d’ici 2027. "Une cible atteignable grâce à la croissance organique et aux opportunités de développement de nos deux partenaires. Cela marque une transformation profonde de notre modèle", a ajouté le dirigeant.
2,6 milliards de dollars de cessions d'actifs
Cette transformation s’est effectuée parallèlement à la rotation du portefeuille d’actifs, avec des cessions qui ont rapporté 2,6 milliards de dollars. Sur ce montant, 1,2 milliard de dollars ont été réinvestis, dans Scalian et Global Educate.
A côté de cela, 1,4 milliard de dollars ont donc été consacrés à des acquisitions dans la gestion d’actifs, avec les rachats d’IK Partners et Monroe Capital. Le reste, "420 millions de dollars, a été redistribué aux actionnaires sous forme de dividendes ou de rachats d'actions, avec la ferme intention d'accroître ces retours dans les années à venir", a assuré Laurent Mignon devant les investisseurs.
Si les actionnaires peuvent se satisfaire de l’augmentation de leur rémunération, Wendel s’est aussi employé vendredi à rassurer sur le potentiel création de valeur de son portefeuille de participations. Et ce, alors que le groupe cède progressivement des parts de sa pépite Bureau Veritas pour financer des acquisitions encore loin de générer le même retour sur investissement.
Rebond en V pour Crisis Prevention Institute (CPI)
S’agissant de Scalian, confronté au ralentissement du marché des services numériques sitôt son achat réalisé, l’embellie n’est cependant pas pour tout de suite. "C'est pourquoi nous nous sommes concentrés, avec l'entreprise, sur la protection de la marge, en prenant des mesures immédiates pour maîtriser les coûts, notamment en optimisant la gestion des liquidités". a expliqué David Darmon, directeur général de Wendel et président du conseil d’administration de Scalian et de Globeducate.
"Toutefois, tout en agissant à court terme, nous avons également continué à investir dans des initiatives stratégiques à long terme, telles que notre expansion aux États-Unis, le renforcement de nos centres de compétences, et nos investissements dans des domaines clés comme l'intelligence artificielle, la durabilité et la convergence IT-OT, afin de préparer la croissance future", a-t-il ajouté.
La situation est un peu différente pour la société Crisis Prevention Institute (CPI), dont Wendel avait bouclé le rachat en 2020, un investissement débuté dans un contexte difficile en raison de la pandémie de COVID-19. Depuis, "CPI a connu un rebond rapide en forme de V, retrouvant sa trajectoire de croissance à deux chiffres. La société a amélioré sa marge et génère des liquidités solides, permettant de distribuer environ 100 millions de dollars de dividendes cette année", a souligné David Darmon. La croissance devrait redevenir un chiffre en 2024, mais "elle reste saine" assure-t-il.
Par comparaison, la croissance est beaucoup plus forte chez Globeducate, passé de 260 millions d’euros de revenus en 2020 à plus de 400 millions d’euros aujourd'hui. Une croissance à la fois organique et réalisée par le biais de fusions et acquisitions, et qui va devoir poursuivre sur sa lancée pour justifier les 625 millions d’euros investis par Wendel pour en acquérir la moitié.
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