ESG
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Les critères climatiques gagnent toujours du terrain dans les politiques de rémunération du SBF 120 / Des efforts à faire néanmoins dans l’atteinte des objectifs sur le variable à long terme
Les préoccupations climatiques continuent de progresser dans le calcul de la rémunération variable des dirigeants du SBF 120. Cette année, ce sont désormais 92 % des sociétés qui ont décidé d’intégrer de tels critères (rémunération court ou long terme), soit 12 % de mieux qu’en 2022, selon une étude publiée par l’Institut français des administrateurs (IFA), Ethics & Boards et Chapter Zero France. Et dans 64 % des entreprises, ces objectifs sont même quantitatifs, donc mesurables, une hausse de 10 % sur un an et de près de 20 % par rapport à 2022.
Dans le détail, au moins un critère climat-environnement quantitatif a été retenu avec une valeur cible communiquée. Dans la plupart des entreprises, c’est la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui reste toujours l’indicateur prédominant, avec une adoption qui s’est fortement accélérée l’année dernière, selon les auteurs. De fait, s’agissant de la rémunération long terme, ce critère a progressé de 142 % entre 2022 et 2023 (+ 96 % sur la même période pour la rémunération court terme).
Certes, si ces indicateurs climat-environnement pèsent désormais pour 12,3 % de la rémunération variable long terme des dirigeants (contre 9,9 % il y a deux ans) et pour 7,1 % s’agissant du variable à court terme (6 % en 2022), ceux financiers restent encore largement majoritaires dans le calcul et ce dans les deux cas.
Par ailleurs, si concernant le variable à court terme, les objectifs climat et environnement quantitatif sont atteints à un taux supérieur à celui de l’ensemble des objectifs, ce n’est pas le cas pour la rémunération de long terme. Des 100 entreprises dont le plan de rémunération de long terme s’est terminé en 2023, les dirigeants ont atteint 98 % de leurs objectifs de performance liés aux émissions de gaz à effet de serre, soit à un niveau inférieur à celui de l’ensemble des objectifs (106 %). Même constat pour des objectifs climatiques quantitatifs, atteints eux à 94 % contre 97 % pour les autres.
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