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Sébastien Dessillons, BNP Paribas : banquier et amateur d’enjeux

Ce Polytechnicien ingénieur des Mines de Paris de 33 ans est senior banker depuis février. Avant le privé, l’homme a œuvré au Trésor, au ministère de la Défense ou encore à Matignon. Son fil rouge ? Le service aux entreprises.
Sébastien Dessillons
Sébastien Dessillons

Sébastien Dessillons ne fait, professionnellement parlant, pas son âge. Entre la richesse de son CV et les différentes missions complexes qui lui ont été confiées très jeune, le senior banker de BNP Paribas aux 33 printemps a un parcours déjà extrêmement dense. Cet ingénieur de l’X et des Mines de Paris a en effet déjà bien connu les arcanes du pouvoir, que ce soit en œuvrant pour Bercy, au ministère de la Défense ou encore à Matignon ; avec comme fil rouge tout au long de sa carrière : le service aux entreprises. Et le tableau est complet puisque l’homme ne s’est pas contenté de réussir le pan professionnel de sa vie. Il est également père de quatre enfants auxquels il consacre une grande partie de son temps libre.

Sébastien Dessillons a débuté sa carrière par un stage en salle de marchés chez Goldman Sachs à Londres, avant de passer un an chez Peugeot en France, puis tout autant chez Total en Argentine. « J’avais la volonté d’avoir un parcours orienté vers les entreprises, de faire des choses très variées et d’avoir rapidement des responsabilités sur des dossiers complexes et sensibles », raconte l’intéressé. Au sein du groupe automobile, il a eu la chance de pouvoir travailler sur le lancement d’un nouveau véhicule : la Peugeot 1007 dont il parle de la production avec encore beaucoup de passion plus de dix ans après.

Une vie bien remplie dans le public

De retour dans l’Hexagone, en 2007, il intègre le Service Régional de l’Environnement Industriel. Un poste qui consistait à sillonner les usines franciliennes afin de les inspecter et de les autoriser à faire leur travail, tout en évitant un AZF bis. Pour ce faire, il dirigeait une équipe de 70 personnes, du haut de ses… 24 ans ! Depuis, Sébastien Dessillons précise être capable de reconnaître les différents bâtiments industriels quand il sillonne la région, qu’ils soient aux abords de Paris ou à Roissy.

Puis, en 2010, il rejoint une structure qu’il a « adoré » : le Ciri, à savoir le Comité interministériel de restructuration industrielle. Cette entité du Trésor, Sébastien Dessillons la décrit comme « une équipe commando qui négocie le sauvetage d’entreprises au bord de la faillite ». Son rôle consiste alors à mettre rapidement les différents acteurs, tels que dirigeants, les actionnaires ou les créanciers, autour de la table afin de sortir les firmes de leur asphyxie. Des clients malades, Sébastien Dessillons en a eu en cette période post-crise, puisqu’il a travaillé sur plus de 25 protocoles en 18 mois. « La puissance publique permet d’amener tous les acteurs à se parler pour trouver des solutions », souligne notre interlocuteur. Ce dernier ajoute avoir apprécié les dossiers où les sous-jacents du marché allaient bien et où il fallait trouver des solutions pour sortir les entreprises de la situation dans laquelle elles se trouvaient.

Il a ainsi pu plancher sur des cas comme Madrange, Poweo (depuis fusionné avec Direct Energie) ou sur le Groupe Doux. C’est sur ce dernier qu’il a fait la connaissance de Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne, très préoccupé par le sujet et qui se préparait alors à devenir ministre de la Défense. L’homme lui propose d’intégrer son équipe en cas de victoire de François Hollande et de composition d’un gouvernement par Jean-Marc Ayrault. « C’est comme ça que je suis passé des volailles aux avions de chasse », commente Sébastien Dessillons. En 2012, il devient les yeux et les oreilles du ministre et se consacre aux achats et aux ventes de matériel militaire. Ce qui lui vaut de travailler avec Safran, Thales ou encore Dassault.

Puis, en 2014, Manuel Valls arrive à Matignon et renouvelle les équipes du ministère. Sébastien Dessillons prend alors la casquette de conseiller industrie. Le cabinet du Premier ministre s’intéresse « aux sujets à enjeux qui nécessitent une coordination interministérielle et un arbitrage ». Notre futur banquier travaillera ainsi sur des cas aussi variés que la refonte d’Areva, la faillite de la SNCM ou encore la vente des fréquences 4G.

Le choix BNP Paribas

Un peu moins de deux ans après le début de cette mission, Sébastien Dessillons décide d’aller vers une voie moins rythmée par le calendrier électoral. Il rallie donc en février la branche CIB de BNP Paribas. « C’est le type d’employeur que je recherchais, que ce soit en termes d’ambition, de variété des métiers, d’expertise, ou d’hommes et de femmes qui font le groupe », explique le Polytechnicien.

Il a à charge un portefeuille de grands corporates stratégiques pour l’établissement auxquels il doit apporter des solutions aux différentes problématiques. « C’est un job très opérationnel et très excitant, qui touche à l’essence même du métier de banquier. » Sébastien Dessillons loue la relation long terme de la banque avec ses clients et prédit un avenir de plus grande banque universelle européenne à BNP Paribas. Petite anecdote : le hasard faisant bien les choses, c’est le tennis -sport auquel la marque est associée- qui fait vibrer notre banquier.

 

 

 

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