WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Fonds d'investissements / Fonds souverain / Environnement / Warren Buffet / Fonds norvégien

Fonds d'investissements
Fonds souverain / Environnement / Warren Buffet / Fonds norvégien

Le fonds norvégien défie Warren Buffet

L'investisseur souverain a annoncé aujourd'hui qu'il pourrait se retirer de Berkshire Hathaway Energy Corporation, la division énergie du holding de Warren Buffett, afin de respecter son cahier des charges éthique en matière environnementale.
Norges Bank fonds norvégien
Norges Bank fonds norvégien

Le plus gros fonds souverain au monde pourrait retirer ses billes de la filiale du conglomérat du très célèbre et respecté investisseur américain Warren Buffet. Selon un communiqué publié ce matin sur le site du Norway Governement Pension Fund, qui, à la fin mars, gérait plus de 862 milliards d'euros, le comité exécutif du fonds a placé Berkshire Hathaway Energy Co, la division énergie du holding de Warren Buffet donc, sous observation. Le but étant de déterminer si plus de 30% des revenus de l'entreprise proviennent de la production de charbon. Un critère d'exclusion du champ d'investissement du fonds, selon les principes éthiques et d'environnement que le GPF s'est fixés. Au 31 décembre 2017, le fonds détenait pour 0,52% de Berkshire Hathaway Energy, soit autour de 2,8 milliards d'euros de l'entreprise, dont il pourrait se débarrasser à la fin de la période d'observation. 

Le fonds a d'ailleurs annoncé ce matin qu'il excluait quatre entreprises de ses investissements (les sociétés de production d'électricité californienne PacifiCorp, et du Colorado Tri-State Generation and Transmission Association, la multinationale agroalimentaire brésilienne JBS SA et enfin l'entreprise de vêtements chinoise Luthai Textile Co). Motif invoqué pour sortir de ces quatre sociétés ? La trop forte dépendance au charbon des deux entreprises américaines, l'implication dans des scandales de corruption pour JBS SA et de violation des droits de l'homme pour Luhtai, qui fait travailler des enfants. 

Le fonds norvégien n'est pas le seul investisseur à défendre des valeurs et des principes, du moins d'un point de vue environnemental. Le 6 juillet dernier, six investisseurs souverains (de Norvège, de la Nouvelle-Zélande, du Qatar, de l'Arabie saoudite, du Koweït et des Emirats arabes unis) pesant à eux seuls plus de 3.000 milliards de dollars, se sont engagés pour lutter contre le changement climatique. Ces poids-lourds de la finance mondiale, réunis à l'Elysée, ont ainsi signé une charte destinée à encourager les entreprises dans lesquelles ils investissent à intégrer le risque du changement climatique et présenter des données publiques sur leur stratégie bas carbone.

Le fonds norvégien est toutefois pour le moment l'investisseur souverain le plus impliqué dans ce domaine, et exclut régulièrement les entreprises qui ne respectent pas ses principes environnementaux. 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article